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L’Acte de capitulation inconditionnelle de l’Allemagne a été signé le 9 mai à 0 h 43 m (heure de Moscou) à Karlshorst, banlieue de Berlin. Le soir du même jour, la grande nouvelle a été diffusée à la radio. Le pays tout entier l’avait attendue tout au long des 1418 jours de cette guerre cruelle. Le peuple était en liesse. Le 9 mai était un jour férié pendant deux premières années d’après-guerre, - raconte Mikhaïl Miagkov, directeur scientifique de la Société nationale d’histoire militaire et professeur de l’Institut des relations internationales :
« Puis c’était à nouveau un jour férié mais travaillé pour ne devenir le jour de congé qu’en 1965. Une génération a succédé à l’autre et les combattants des premières lignes ont pris le vocable d’anciens ».
Ceux qui ont eu la chance de voir le 9 mai les anciens combattants de l’époque en ont gardé un souvenir inoubliable. Ils descendaient dans la rue avec leur panoplie de décorations et étaient dans leur majorité des hommes et des femmes encore solides. Leur aspect inspirait le sentiment de fierté et de confiance à toute épreuve dans l’avenir radieux. De nos jours, il y a de moins en moins d’anciens combattants mais leurs rangs restent toujours serrés.
Le premier défilé militaire à l’occasion du 20e anniversaire de la Victoire a eu lieu en 1965 sur la place Rouge. Il est entré depuis dans la tradition de la célébration annuelle de la fête du 9 mai. Et c’est très important, - estime le psychologue et écrivain Sergueï Klioutchnikov :
« Les jeunes ont commencé à sentir la communauté du destin historique et nous pouvons en être fiers. C’est le besoin de l’authentique qu’éprouvent les gens qui comprennent qu’il fut un temps où tout ne se mesurait pas à l’argent et aux distractions. C’est, si vous voulez, une sorte de guérison historique ».
Des traditions nouvelles de célébration de la Journée de la Victoire se sont manifestées au XXIe siècle à l’initiative des jeunes. C’est ainsi que des millions de Russes et les compatriotes dans une centaine de pays participent depuis 9 ans à l’action de « Ruban de Saint-Georges ». Ces rubans striés de noir et d’orange que les volontaires distribuent dans les rues des villes du monde sont une marque de plus du souvenir de la Victoire.
Cette année, les marches du régiment des immortels se déroulent pour la première fois à travers toute la Russie de Kaliningrad à Vladivostok. Les jeunes qui y participent portent les portraits de leurs grands-pères anciens combattants. Ils sont à nouveau ensemble dans cette marche symbolique.
Lire sur la voix de la Russie : http://french.ruvr.ru/2013_05_08/La-fete-de-la-Victoire-dans-tout-son-eclat/
Et chaque lundi le journal de réinformation sur : www.prorussia.tv/
Pertinence de l'info :
« Les jeunes ont commencé à sentir la communauté du destin historique et nous pouvons en être fiers. C’est le besoin de l’authentique qu’éprouvent les gens qui comprennent qu’il fut un temps où tout ne se mesurait pas à l’argent et aux distractions. C’est, si vous voulez, une sorte de guérison historique ».
Chiron