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La célébration de l’entrée du Christ à Jérusalem est le rappel des événements à la fois joyeux et tristes qui se sont produits il y a plus de 2000 ans et nous sont révélés par les Évangiles, - raconte le révérend père Vadim Leonov, professeur à l’Université des sciences humaines Saint-Tikhon.
« Notre Seigneur est entré à Jérusalem à quelques jours de ses passions. Il était accompagné de ses nombreux disciples et solennellement accueilli par le peuple de Jérusalem qui lui rendait les honneurs dignes d’un roi. C’est parce que dans les temps anciens comme de nos jours, les Juifs attendaient le Messie ou le Sauveur prédits par les anciens prophètes. Et beaucoup ont alors cru que Jésus de Nazareth était précisément ce Messie qui allait les délivrer du pouvoir politique de Rome. La foule scandait « Hosanna au fils de David ! » et « Béni soit celui qui vient au nom de Dieu ! » Mais Jésus comprenait que les gens se méprenaient sur l’essence de sa doctrine et qu’ils allaient bientôt le répudier. Cet pour cette raison que la fête est un mélange de joie et de tristesse ».
L’entrée du Christ à Jérusalem est célébrée différemment d’un pays à l’autre. C’est ainsi qu’en Russie il y avait obligatoirement des processions solennelles dans les villes et villages jusqu’au milieu du 818e siècle. Ces processions étaient conduites par des archevêques ou des prêts chevauchant un cheval ou un âne comme rappel de l’entrée du Christ à Jérusalem à dos d’âne. L’animal devait de surcroît être mené par le bourgmestre. A Moscou, c’était le tsar en personne qui menait l’âne chevauché par le Patriarche de l’Église russe.
Une autre tradition purement russe consiste à bénir dans les églises les rameaux de saule qui, comme on le sait, est un des premiers è fleurir sous nos climats, d’où le nom de dimanche des Rameaux de saule. Cette fête est surtout appelée à communiquer la joie de la rencontre avec le Sauveur, - pense le révérend père Igor Fomine, le prieur de l’église Alexandre Nevski près l’Institut des relations internationales de Moscou :
« Il est important de porter dans le monde la joie de cette fête en se donnant surtout en exemple ».
Le dimanche des Rameaux, les fidèles qui ont jeûné pendant 40 jours sont autorisés à manger du poisson et à boire du vin parce qu’après commence la Semaine Sainte qui précède Pâques. Cette semaine est celle d’une sévère abstinence gastronomique et de recueillement.
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Chiron