Univers Terre Mer Nature
La réduction de la population de bisons, le plus gros mammifère terrestre en Europe, oblige les écologistes à s’occuper à nouveau de son élevage. Les dernières populations sauvages de cette espèce ont été détruites encore au début du 20e siècle. Le bison a été inscrit sur le Livre rouge de Russie et on peut le rencontrer uniquement dans des réserves naturelles. Dans les années 1990, la population mondiale des taureaux sauvages atteignait à peine 1500 animaux, dont un tiers vivait en Russie. Aujourd'hui, à cause des braconniers, il ne reste plus que 200 bisons dans le pays. Ces animaux sont élevés dans la réserve naturelle d’Oka (région de Riazan) et sont ensuite envoyés au Caucase du Nord, explique le directeur de la réserve d’Oka Iouri Markine.
« Nous sommes en train d’effectuer une sélections génétique des meilleures espèces dans notre réserve. Et avec les meilleures espèces, nous formons de petits groupes d’animaux que nous laissons partir en liberté dans des régions examinées au préalable, là, où nous avons la certitude que les bisons pourront survivre ».
Le programme conjoint du WWF et des Stations thermales du Caucase permettra d’augmenter la population des bisons dans deux réserves naturelles du Caucase – celui de Teberdinski et de l’Ossétie du Nord. La population des bisons dans les deux réserves est en baisse actuellement, remarque le vice-directeur de la réserve naturelle Teberdinski Jamal Tekeev. Selon lui, les bisons sont arrivés ici en 1969 et ce sont eux qui sont à la base de la population de taureaux sauvages qui y vit actuellement.
« A ce jour, notre réserve compte 13 espèces, alors que dans les années 1970-1980, nous en avions plus de 70. La raison principale de cette diminution – c’est la consanguinité, lors de laquelle les animaux ne se reproduisent pas ou laissent une progéniture qui a une mauvaise santé. C’est pour améliorer le fonds génétique que nous avons pris la décision d’apporter ici de nouveaux bisons ».
Huit bisons « d’élite » vont améliorer la race à la réserve Teberdinski, et dix autres ont été envoyés à la réserve Tseyski en Ossétie du Nord. Tous les nouveaux arrivants sont en quarantaine pour un mois, passant également par une période d’adaptation et d’acclimatation en semi-captivité. Il s’agit d’un terrain entouré d’une enceinte dont la superficie fait environ 5 hectares. Ils seront remis en liberté d’ici à 30 jours et rejoindront alors le groupe de taureaux sauvages qui vivent en liberté.
La population naturelle est créée dans les forêts de la partie européenne de Russie à partir de 1996 avec l’aide du bureau allemand de la WWF. Actuellement ces animaux sont en nombre suffisant pour que leur population puisse augmenter et se développer toute seule. Cette lutte pour la protection de la population des bisons au Caucase est une sorte de restauration de la justice historique. Il y a très longtemps, des populations importantes de taureaux sauvages habitaient dans la zone des monts du Caucase du Nord. Avec le temps, les hommes les ont chassés pour y développer l'agriculture. Le temps de corriger ces erreurs du passé est arrivé.
Lien : http://french.ruvr.ru/2012_10_12/91064276/
:):):)
Chiron
|
12.10.2012, 18:30
|
|||
|
|
|
|
|
|
Photo : RIA Novosti
|