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2.04.2013, 19:05, heure de Moscou
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Photo : EPA
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Le gouvernement malien s’est adressé à Rosoboronexport en vue d’acheter les armes pour l’armée nationale : en particulier les hélicoptères russes Mi 35 et Mi 17, les avions de combat et de transport, les blindés BTR 80, les radars de DCA ainsi que les armes légères et les munitions de combat. Au micro le rédacteur en chef de l’hebdomadaire Le Courrier militaro-industriel Mikhaïl Khodarenok :
La situation au Mali est compliquée. On ne sait pas pour le moment comment elle évoluera. La Russie n’est guère intéressée à l’accession des islamistes au pouvoir dans ce pays centrafricain. Les livraisons d’hélicoptères et de blindés seront, le plus probablement, approuvées.
Les militaires français commandent la lutte contre les radicaux au Mali. Cependant, de l’avis des experts, Paris ne s’opposera pas à la conclusion d’un contrat de livraisons d’armes avec la Russie. Par contre, la France le considérera comme un apport russe à l’opération anti-islamiste internationale.
Qui plus est, ce contrat permettra à Moscou de raffermir les liens avec l’Afrique et assurera à la Russie des dividendes tant économiques que politiqued, estime l’expert de l’Institut d’Afrique Anatoli Savagueev :
Le retour en Afrique est, à mon avis, absolument nécessaire. Il faut démontrer nos intentions au monde. Cela est nécessaire en premier lieu pour la Russie.
Il convient de noter que Moscou et Bamako ont déjà l’expérience de coopération dans la sphère militaire. Le contrat de livraison au Mali de trois mille Kalachnikov, de 300 mitrailleuses et de munitions de combat évalué à près de 12 millions de dollars a été conclu en septembre 2012.
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Chiron