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Bonjour !
En commentant la déclaration faite par l’opposition syrienne à l’étranger pour qui le départ d’Assad est la condition sine que non de sa participation aux négociations avec Damas, Sergueï Lavrov rappelle que la Russie n’a jamais exigé que Bashar Assad reste au pouvoir. Moscou est préoccupé par autre chose, précise le ministre russe.
«Il s’agit du refus de l’opposition de se mettre à la table de négociations avec les autorités en place. Est-ce que l’opposition veut que le régime soit totalement écrasé? Quoi faire si on demande à Assad de partir mais celui-ci refuse? Des frappes aériennes, est-ce une solution ? On a déjà connu tout cela. Je vous assure que le Conseil de sécurité ne l’autorisera jamais. Il faut quand-même être plus réaliste. La position prise par l’opposition syrienne s’explique pour beaucoup par l’influence exercée par certains acteurs extérieurs».
Si l’objectif poursuivi par les Occidentaux et l’opposition syrienne est d’obtenir la paix et la stabilité dans ce pays du Proche-Orient, on ne comprend pas très bien pourquoi ils insistent sur le départ immédiat de Bashar al-Assad. Le président syrien a promis des réformes et il est en train de les mettre en œuvre. Ainsi des élections anticipées seront bientôt organisées en Syrie, rappelle Alexandre Filonik de l’Institut des études orientales de l’Académie des sciences de Russie.
«La situation en Syrie ne se débloquera pas tant que l’opposition radicale qui se trouve à l’étranger, reste intransigeante en ce qui concerne la personne du président Assad. Leurs revendications sont, d’ailleurs, infondées : le régime jouit d’une pleine légitimité et est donc accepté par la majorité de la population. C’est peut-être l’indépendance que montre Bashar Assad dans sa politique qui irrite les forces extérieures en Europe, en Amérique et dans les pays arabes».
Selon le ministère russe des Affaires étrangères, le projet de résolution proposé par les Occidentaux au Conseil de sécurité de l’ONU ne favorise pas la recherche d’un compromis par les parties au conflit. Persister sur ce projet – ce que fait aujourd’hui Washington – risque d’aboutir à une véritable guerre civile en Syrie.
Lien : http://french.ruvr.ru/2012/01/31/65046881.html
Chiron
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Laissez les Syriens décider de l’avenir de leur pays
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31.01.2012, 21:59
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Photo: EPA
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