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19.02.2013, 14:40, heure de Moscou
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Photo : EPA
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Il y a 27 ans la Commission baleinière internationale a interdit la chasse commerciale aux cétacés. L’exception n’a été faite que pour certaines petites populations, qui ne pourraient tout simplement survivre sans la viande de la baleine. Or en dépit des protestations de l’opinion, tous les pays n’ont pas renoncé encore à leurs flottilles de baleiniers.
Malgré leurs dimensions géantes, les cétacés sont sans défense devant les harpons. Une seule baleine tuée couvrait tous les frais de l’expédition pour l’armateur. Une chasse industrielle des mammifères marins était pratiquée depuis le 17e siècle. Et ce n’est qu’au milieu du 20e siècle, lorsque plusieurs espèces ont complètement disparu et la population des autres a diminué de dizaines de fois, que les défenseurs de la nature ont fait élever leur voix en faveur de la protection des baleines. Après l’entrée en vigueur du moratoire sur la chasse commerciale en 1986 la population de certaines espèces a entamé un lent rétablissement, note Vladimir Sliviak, coprésident du groupe international Ekozachtchita (Protection écologiste).
L’interdiction de l’extermination des cétacés apporte son effet positif. On doit remarquer que jusqu’à présent nombre de pays, notamment, le Japon, continuent de pratiquer la chasse industrielle aux baleines. Et là il faut, bien sûr, lutter pour son interdit total.
Ces 25 ans Tokyo applique le soi-disant programme de chasse à des fins scientifiques, suscitant les protestations des défenseurs de la nature. Chaque année les navires baleiniers nippons tuent sous le couvert de ce programme plus de 800 cétacés. Leur viande est servie invariablement aux restaurants, est vendue dans les supermarchés. L’année dernière ils ont été obligés de renoncer à la chasse à la baleine dans les eaux de l’Antarctique, après que des bénévoles écologistes eurent tiré des pétards fumigènes et attaqué aux canons à eau leurs navires baleiniers. La flottille baleinière la plus puissante était en son temps celle de l’Union Soviétique. Mais ensuite cette flotte a été liquidée, devenue inutile quand la Russie a renoncé à la chasse commerciale. L’exception a été faite pour les petites populations du Nord, qui se livrent à une chasse dite d’aborigène. Pour elles la viande des baleines est l’unique moyen de survivre. La chasse est pratiquée conformément aux quotas, établis par la Commission internationale.
A ce jour on compte plus de cent espèces de mammifères marins. La mission des chercheurs consiste à les sauvegarder, mais aussi à multiplier leurs populations.
Lien sur La Voix de la Russie
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Chiron