Univers Terre Mer Nature
Bonjour !
|
9.02.2013, 23:33, heure de Moscou
|
|
|
© Collage : La Voix de la Russie
|
La Géorgie doit à la Russie le fait même de préservation de son identité nationale. Géorgraphiquement, la Géorgie orthodoxe s’est retrouvée coincée entre deux grands pays musulmans et notamment la Perse et la Turquie. L’expérience montre que dans cette situation l’État a le plus grand mal à préserver son identité culturelle. L’union avec la Russie orthodoxe est devenue salutaire pour la Géorgie chrétienne mais tout cela était passé sous silence au temps de Mikhaïl Saakachvili et la propagande officielle mettait au contraire l’accent sur les aspects négatifs de l’histoire commune, - rappelle Konstantine Tchikviladzé.
« Les mauvais moments arrivent toujours même au sein d’une famille et c’est d’autant plus vrai pour les relations entre les pays. Je pense néanmoins que les Géorgiens et les Russes doivent surtout parler des aspects positifs de leurs relations. La Géorgie doit notamment apprécier le fait d’avoir su préserver sa foi et ses traditions que Saakachvili n’a pas pu démolir en dix années de sa politique pro-américaine ».
Sous le mandat de Saakachvili, la Géorgie est devenue une fantoche des États-Unis. Tchikhviladzé estime que cela s’explique par les liens étroits que le président entretient avec les services spéciaux américains. C’étaient eux, les véritables organisateurs de la « Révolution des roses ».
« Le peuple espérait avoir une meilleure vie. Or, soutenu par les services spéciaux américains et d’autres puissances obscures, Saakachvili a poussé le peuple à prendre part à cette révolution. La Géorgie évolue depuis dans le sillage des États-Unis et lui obéit au doigt et à l’oeil ».
La politique menée par Saakachvili pendant cette décennie lui a quasiment fait perdre ses acquis séculaires dont la culture, la foi et les traditions du peuple. Tchikvilidzé est sûr que cette dérive a été programmée par les États-Unis.
« Pourquoi les États-Unis, ont-ils soutenu et encouragé Saakachvili ? Mais parce qu’ils n’avaient pas besoin d’avoir au Caucase le peuple un peuple ayant une identité et les traditions nationales, un peuple fondamentalement bon qu’ils n’arrivaient pas à comprendre. Il leur était préférable d’avoir un peuple sans foi, malléable, qu’il est facile de gouverner à leur façon ».
Selon Tchikviladzé, le nouveau leader géorgien Bizina Ivanichvili est également pro-américain dans une grande mesure mais il a longtemps travaillé en Russie et la connaît bien. Autrement dit, Ivanichvili comprend que Tbilissi ne pourra rien faire faute d’avoir les relations normales avec Moscou. Cela permet d’espérer que le dialogue russo-géorgien deviendra progressivement plus constructif.
Lire sur La Voix de la Russie
Et chaque lundi le journal de réinformation sur : www.prorussia.tv/
Chiron