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La femme, incarnation de la Justice divine

 

 

 

 

Bonjour !

 

 

 

La femme, incarnation de la Justice divine

Dans la mythologie, la Justice est un attribut divin. Les institutions judiciaires utilisent de nombreux symboles reflétant l'idéal de Justice, généralement représenté par une femme.

Dans l'Égypte ancienne, Maât, déesse de la Justice et de la vérité, intervient lors de la psychostasie (moment de la pesée de l'âme du défunt) afin de juger la personne décédée.

Section du Livre égyptien du Mort, Pesage du Coeur dans le Duat utilisation de la plume de Maat comme mesure de l'équilibre

Ce papyrus représente la psychostasie. Le cœur de l'égyptien décédé repose sur un des plateaux de la balance. Sur l'autre portant, la plume de la déesse Maat. Si le cœur du défunt est plus léger que la plume de Justice, il pourra entrer au royaume d'Osiris.

 

Statue de Thémis, musée national archéologique d'Athènes, 300 avant JCDans l'Antiquité grecque, Thémis, fille d'Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre) était considérée comme la déesse de la Justice, de la loi et de l'équité. Elle est représentée sous la forme d'une femme qui d'une main tient une balance (pour l'équilibre du cosmos), un glaive, et parfois un bandeau sur les yeux (pour l'impartialité). Thémis applique une justice divine immanente, qui relève directement des dieux.

Thémis eut deux filles de Zeus : les déesses de la justice humaine. Eunomie représentait la justice humaine dans son aspect légal et Diké personnifiait la justice humaine dans son aspect répressif, celui du châtiment et de l'application des peines.

En savoir plus sur les symboles de la Justice

 

Tyché d'Antioche, marbre, copie romaine d'un original grec en bronze par Eutychides du IIIème siècle avant JC Les attributs de Justice sont empruntés à Thémis, Dicé, Tyché et Némésis tenant la roue de la fortune vers 150 ans après JCNémésis.

Tyché était considérée comme la divinité titulaire de la fortune, de la prospérité et de la destinée d'une cité d'un État. Elle décide du destin des mortels, comme jouant avec une balle rebondissant, de bas en haut, symbolisant l'insécurité de leurs décisions. Personne ne devait se vanter de sa bonne fortune ou négliger d'en remercier les Dieux, sans quoi Némésis, déesse de la vengeance, intervenait pour le punir.

 

 

 

Le jugement dernier, Stefan Lochner, 1435Dans l'art du Moyen Âge, la femme n'a pas une position de force au regard de l'homme, notamment dans le Jugement Dernier. Le Christ est au centre de la scène et apparaît comme un dieu vengeur.  À côté de lui, la vierge Marie est à ses genoux et l'implore d'être miséricordieux.

En outre, la femme vierge était mise en avant car elle représentait une justice intouchable et inaccessible. La femme était associée à l'intuition. En effet, elle possède une vue de l'intérieur de la personne qui se positionne face à elle, ce qui est un atout de taille pour un juge.

 

La Justice par Lucas Cranach L'AncienLa femme représente Ja justice et porte sur elle un voile transparent qui montre qu'elle n'a rien à cacher, qu'elle est honnête. Elle tient une épée et une balance, symboles de la justice. Le fond noir porte notre regard sur la femme

Dès le XVe siècle dans l'Europe médiane, les représentations picturales dans les salles de Justice puisent leurs inspirations dans le registre des images religieuses : Jugement dernier, Crucifixion... À cette époque, la Justice fait appel à des images propres à l'Église afin de devenir une institution puissante de l'État moderne.

Au XVIe siècle, l'allégorie de la "Justitia militans" apparaît dans les cités-État de l'Italie du nord, aux Pays-Bas, dans la Confédération des huit cantons et dans certaines villes de l'Empire.

Yeux bandés, balance dans la main gauche et épée dans la main droite, cette femme reflète l'évolution politique qui se manifeste à la Renaissance. La Justice n'est plus représentée par la Vierge couronnée, médiatrice par excellence, dont le culte avait prédominé au Moyen Age.

La femme qui incarne la Justitia militans est une courtisane, dont les vêtements sont ceux du costume militaire. Elle porte souvent une armure ou un casque, et montre une poitrine nue ou découverte.

Mais cette image ne fait pas référence au statut de la femme telle qu'on la voyait au début de la Renaissance. La femme alors était exclue de toute activité politique et mise à l'écart de la vie sociale. L'image de la femme qui représentait la Justice était totalement éloignée de tout ce qui pouvait rappeler l'exercice du pouvoir, absolument dénuée de liens avec les institutions sociales et politiques.

 

À travers les âges, la Justice a toujours été représentée par une femme :

© MJL - DICOM - Adrian Vangheli

 

Au XIXe siècle, "Une femme pour la Justice" : la glorification de la loi par Paul Baudry

La glorification de la loi, Paul BaudryLa "Glorification de la loi", commandée à Paul Baudry (1828-1886), qui travailla aussi pour le foyer de l'opéra, est sans conteste une œuvre majeure. Le tableau fut exposé au salon de 1881 où il obtint la médaille d'honneur. Il fut installé en 1888.

Sur le socle est gravé « Lex imperat » (la loi commande).

La grande figure assise sur le piédestal à l'ombre des plis flottants de l'étendard national, représente la Loi. La jurisprudence est représentée par la femme tenant une baguette dans sa main. Elle est commandée par la Justice, par la loi, par la femme blanche.

Au-dessus d'elle, deux figures allégoriques brandissent les attributs de la justice, main de justice, balance et glaive. Quand une femme tient un glaive, elle le tient de la main droite (côté juste, bon, fort). Le côté gauche est le côté sinistre.

À gauche du socle, l'Autorité s'appuie sur la hampe du drapeau, tandis que la jurisprudence lève un regard soumis vers la Loi qui lui intime une directive.

Sur la droite, un magistrat en robe exprime le respect de la Cour en retirant sa toque (il vient saluer la Justice). À ses pieds règnent la Paix et la Concorde.

De plus, du même côté de la fresque, une femme au casque symbolisant la force et protégeant un nouveau né qui représente l'innocence.

En somme, la réalisation de cette œuvre est marquée par l'École de l'Exégèse qui avait une influence considérable sur la manipulation de la jurisprudence. En droit, au XIXe, l'École de l'Exégèse laissait peu de marge à l'interprétation et à la jurisprudence.

Ce tableau est situé dans la Grand'Chambre de la Cour de cassation.

 

 

© MJL - DICOM - Adrian Vangheli

 

 

Voir : http://www.justice.gouv.fr/histoire-et-patrimoine-10050/la-femme-incarnation-de-la-justice-divine-22658.html

 

 

 

 

...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chiron

Que dit Paul Baudry de son œuvre ?

« Je ne sais pas de meilleure manière de glorifier la loi pour un peintre qui n'est tenu d'être ni un légiste, ni un pédant que de la rendre agréable et de lui conquérir les amoureux. »

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P
Un gros bisou à Coco La Rebelle<br /> Je viens de temps en temps faire un tour sur ton blog continue a bientot<br /> Phil
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M
<br /> "La femme, incarnation de la Justice divine" ??? Mâtin ! Bon : j’ai bien noté que l’on puisait aux sources de l'Égypte ancienne et de la mythologie grecque. Mais n’est-ce pas un peu haut, la<br /> Justice divine ? Si haut qu’à force de l’incarner, la femme en désincarne la justice humaine, certes plus horizontale ? Parce qu’à l’expérience, il y a parfois de quoi faire des bonds en survolant<br /> ce rappel historique. Ainsi des "nombreux symboles reflétant l'idéal de Justice, généralement représenté par une femme" : tellement "idéal" que, décidément, sous certaines latitudes on a peine à le<br /> voir s’incarner, cet idéal.<br /> J’aime beaucoup ce "parfois un bandeau sur les yeux (pour l'impartialité)"… mais dans l’incarnation, je substituerais sans hésitation l’aveuglement partial à l’impartialité : question d’époque,<br /> sans doute ? Ou alors de décadence judiciaire… Parce que de nos jours, les deux filles de Zeus sont fort mal en point : plus précisément lorsque Eunomie et Diké se crêpent le chignon. Sous<br /> certaines latitudes, on peut en effet observer que Diké étrangle soigneusement Eunomie : celle-ci est donc… éradiquée [1], la malheureuse.<br /> "Elle décide du destin des mortels, comme jouant avec une balle rebondissant, de bas en haut, symbolisant l'insécurité de leurs décisions." Cette métaphore de la balle rebondissant, j’aime aussi<br /> beaucoup : elle n’a rien perdu de sa superbe. Simplement, il convient également de l’adapter à l’époque ! Ainsi, afin de parer à l’insécurité de SES propres décisions, va-t-on observer chez la<br /> femme [2] pourvue de quelque pouvoir judiciaire une étonnante propension à décider du destin d’autrui avec autant d’inconséquence et de légèreté que si elle jouait à la baballe [3] avec le dit<br /> autrui.<br /> "Dans l'art du Moyen Âge, la femme n'a pas une position de force au regard de l'homme" : visiblement, nous n’y sommes plus au Moyen Âge ! À se demander si, à propos de questions traitant de<br /> justice, on ne pourrait pas en cultiver quelque nostalgie…<br /> "La femme était associée à l'intuition. En effet, elle possède une vue de l'intérieur de la personne qui se positionne face à elle, ce qui est un atout de taille pour un juge." Tout va bien : la<br /> femme était associée à l’intuition. Au présent, il ne sera pas difficile de confirmer cet imparfait. Pour le reste, admettons cet atout au sujet de la personne qui se positionne face à elle. Mais<br /> pour une juge, demeure un handicap de plus grande taille encore que l’atout : en effet, comment pourrait-elle posséder une vue de l’intérieur d’une personne NE SE POSITIONNANT PAS face à elle ?<br /> Ceci tout simplement parce qu’elle n’a personne en face d’elle, le jugé pressenti ne comparaissant pas [4], fort de n’avoir aucune raison –ni légale ni juridique- de comparaître puisque n’étant en<br /> rien en délicatesse avec la loi. Ce qui ne la dissuade nullement, néanmoins, de juger, de condamner et tout le tralala ! Alors, toujours associée à l’intuition ? Quant à la possession d’une vue de<br /> l’intérieur… s’agirait-il alors d’une longue-vue (!) ?<br /> "La femme représente la justice et porte sur elle un voile transparent qui montre qu'elle n'a rien à cacher, qu'elle est honnête." Ouf : c’est toujours de l'art du Moyen Âge ! Parce qu’avec l’art<br /> contemporain, cela nous devient terriblement abstrait… ou concret de malhonnêteté, c’est selon. Parce que profiter de l’absence du jugé pour lui plaquer au forceps des articles de Codes [5]<br /> totalement étrangers à son cas [6] (pour peu que son cas en soit un !), est-ce là représenter une justice honnête et transparente ??? Si elle n’a rien à cacher, pourquoi donc fait-elle la sourde<br /> oreille aux multiples invectives publiques [7] que lui adresse le jugé ?<br /> "L'image de la femme qui représentait la Justice était totalement éloignée de tout ce qui pouvait rappeler l'exercice du pouvoir, absolument dénuée de liens avec les institutions sociales et<br /> politiques." Là-dessus, rassurons-nous : tout va bien également puisque nous sommes bien loin de cette allégorie de la "Justitia militans" du XVIe siècle ! Les liens sont rétablis : tant avec les<br /> institutions sociales [8] que politiques [9]… (un peu serrés les liens, toutefois…)<br /> Au XIXe siècle […],"quand une femme tient un glaive, elle le tient de la main droite (côté juste, bon, fort) ; le côté gauche est le côté sinistre" ? Mauvaise nouvelle : au XXIe siècle, il est à<br /> craindre que la femme soit devenue manchote… du côté droit, il va sans dire.<br /> <br /> Bref, je me demande si ce survol revisité de votre note ne va pas un peu nous effriter ce séduisant mythe ? Vous m’en verriez désolé ! Mais que voulez-vous : il m’était difficile de laisser passer<br /> un titre pareil sans venir incarner un brin de réalisme contemporain, en écho à "la femme, incarnation de la Justice divine" !!! Tout fiche le camp…<br /> _____________________________<br /> <br /> [1]> http://micheldetiarelov.hautetfort.com/search/ill%C3%A9gal<br /> [2]> http://micheldetiarelov.hautetfort.com/search/Anne-Lise<br /> [3]> http://micheldetiarelov.hautetfort.com/search/baballe<br /> [4]> http://micheldetiarelov.hautetfort.com/search/non comparant<br /> [5]> http://micheldetiarelov.hautetfort.com/search/Code de la construction et de l%E2%80%99habitation<br /> [6]> http://micheldetiarelov.hautetfort.com/search/article 220-1 du Code civil<br /> [7]> http://micheldetiarelov.hautetfort.com/archive/2009/02/25/lettre-ouverte-a-isabelle-couturier.html<br /> [8]> http://micheldetiarelov.hautetfort.com/archive/2009/03/03/vous-prendrez-bien-un-peu-de-cohesion-sociale.html<br /> [9]> http://placedeletape.wordpress.com/2011/10/07/une-grande-victoire-de-la-justice-larret-grouard-contre-fansolo-c-cass-6-octobre-2011/#comment-1234<br /> <br /> (PS : navré pour tous ces liens abscons que j'aurais préféré intégrer en liens actifs sur le texte même : ce qu'on peut habituellement faire en commentant sur OverBlog... à condition de penser à<br /> cocher sur l'option qui autorise cette procédure dans l'interface !...)<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Pour sur!!! quand on voit des "femmes" comme cliton et la reine des nazies en angleterre...<br /> <br /> <br /> Pas de majuscules pour ces... <br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> La justice... c'est d'ailleurs féminin :0085:<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Exact... çà fais un baille!!! merci de ton passage GL, en ce mois d'Octobre, cela fais 5 ans que j'ai crée ce blog...<br /> <br /> <br /> <br />