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Une vingtaine d'artistes et d'intellectuels, dont Gérard Depardieu, Charles Aznavour ou Jean d'Ormesson, ont appelé vendredi à voter le 6 mai pour Nicolas Sarkozy au nom de la "vérité" en dénonçant les "outrances" des médias qui en ont fait un "ennemi à abattre".
Dans cette tribune, ces personnalités déplorent les critiques qui ont récemment visé leur champion, notamment dans L'Humanité qui l'a comparé à Pétain, en jugeant qu'elles désignaient "à la vindicte, non plus un adversaire politique à défaire, mais un ennemi à abattre".
"La volonté de diviser qu'on lui prête est en réalité commandée par le refus d'un immobilisme dont la France, dans les circonstances actuelles, ne se remettrait pas. Sa façon de bousculer les habitudes est dictée par l'urgence même de la situation que le pays doit affronter", plaident-elles.
"Et quant à son inculture prétendue, elle dissimule une grande curiosité pour tout ce qui a trait à la création et au patrimoine", poursuivent ces écrivains, cinéastes, éditeurs ou acteurs en rappelant qu'il a été "le seul dirigeant occidental à accroître de plus d'un cinquième les moyens du ministère de la Culture" malgré la crise.
"Si l'on veut le rassemblement, si l'on veut la justice, il faut commencer par dire la vérité. La vérité sur l'état de nos comptes publics. La vérité sur l'immigration. La vérité sur la situation du monde et l'avenir de l'Europe. La vérité sur la nécessaire poursuite des réformes, si nous voulons sauver l'essentiel de ce qui nous fonde comme nation", ajoutent-ils.
"Cette vérité, aujourd'hui, dérange: c'est la cause profonde de l'antisarkozysme. Mais cette vérité est aussi incontournable: c'est la raison pour laquelle nous appelons dimanche prochain à voter Nicolas Sarkozy", conclut le texte publié sur le site internet du candidat de l'UMP.
Parmi ses signataires figurent Charles Aznavour, Gérard Depardieu, Claude Lelouch, les éditeurs Bernard Fixot et Valérie-Anne Giscard d'Estaing, le comédien Stéphane Freiss, les producteurs Thomas Langmann et Alain Terzian, l'historien Emmanuel Le Roy Ladurie, les écrivains Jean d'Ormesson et Denis Tillinac ou le "sociologue Michel Maffesoli.
Mots clés : Presidentielle, Nicolas Sarkozy
Par Charles Jaigu Mis à jour le 04/05/2012 à 22:45 | publié le 04/05/2012 à 20:12 Réactions (24)
Nicolas Sarkozy aura combattu jusqu'à la dernière minute de cette longue campagne, la deuxième plus longue pour un président de la République sortant, après Jacques Chirac, qui s'était déclaré quatre jours plus tôt, un 11 février 2002. Ce samedi, il se reposera chez lui, à Paris. Il votera le lendemain, vers 11 h 30, comme il l'avait fait dans la matinée du dimanche 22 avril. Puis il attendra les résultats, sans doute de son bureau à l'Élysée. Quoi qu'il arrive, «qu'il gagne ou qu'il perde», le président-candidat fera le déplacement jusqu'à la salle de la Mutualité, où l'attendront les militants, pour s'adresser aux Français.
Inlassable poursuivant d'Hollande, Nicolas Sarkozy restait convaincu, ce vendredi, que le score serait «très serré», et qu'une «surprise» serait possible. Un dernier sondage publié vendredi soir par l'institut Ifop pour Europe 1 et Paris Match le plaçait à 48 %. Un résultat encore jamais atteint par Nicolas Sarkozy. Cela confirme la tendance générale observée depuis le début de la semaine.
Pour réussir l'exploit, pour faire mentir toutes les prédictions - des sondages comme des commentateurs -, Nicolas Sarkozy a besoin d'aligner plusieurs planètes, ce qui, pour les connaisseurs du ciel électoral, relèverait d'une authentique prouesse. «Nous avons besoin d'une hypermobilisation à droite, d'une légère démobilisation à gauche», résume l'un de ses proches. «C'est une élection extrêmement serrée, résume Franck Louvrier, le conseiller chargé de la communication du QG de campagne. Au premier tour nous avons 500 000 voix d'écart avec Hollande, au deuxième tour, chaque point vaut 350 000 voix.» Pour lui, qui fait partie des derniers des croyants en la victoire avec un autre grognard, Henri Guaino, et le président lui-même, «on sous-estime trop le fait que le bloc des droites est très haut».
Président sortant, Nicolas Sarkozy savait depuis le début qu'il n'aurait pas la partie facile. Il devait assumer le bilan d'un quinquennat marqué par des crises économiques et financières lourdes. Dans ces deux mois et demi de campagne, il a eu le sentiment qu'on lui en demandait néanmoins beaucoup plus qu'aux autres candidats. «C'est comme ça, je dois sauter 2,20 m, alors que pour les autres 1,80 m, ça suffit», a-t-il souvent confié à ses amis.
Il lui a fallu batailler d'abord pour défendre un bilan. François Hollande l'avait affublé d'une jolie et méchante formule: «Grand prometteur, petit donneur.» Le président sortant ne lui a jamais répondu ce que certains lui avaient suggéré: «Grand commentateur, tout petit faiseur.» Car Sarkozy n'a jamais osé cogner sur le vrai point faible de François Hollande: un talent reconnu et apprécié des journalistes pour «commenter la vie politique dans des meetings souvent très drôles», certes, mais un cursus honorum particulièrement léger. «Il ne peut rien en dire, car on lui reprocherait de défendre un système clos. Cela voudrait dire qu'on ne pourrait pas donner sa chance à des hommes neufs», objectait l'un de ses conseillers. C'est pour cette raison que Nicolas Sarkozy s'est abstenu de toute attaque sur le «bilan» de François Hollande pendant le débat télévisé, se contentant de s'étonner que François Mitterrand ne lui ait «jamais confié la moindre responsabilité dans un gouvernement en dix ans».
Ne pas apparaître comme l'homme du système, mais comme l'outsider qu'il est, au fond, depuis toujours. Telle a été la ligne que s'est fixée Nicolas Sarkozy. En confiant à un ami qu'il avait fait «la campagne de Gavroche sur les barricades», le président a résumé l'esprit de cette présidentielle. Il n'a pas été le seul à se placer sur la ligne de crête toujours dangereuse de la rébellion contre le système. Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, en professionnels de la protestation, ont ajouté encore au climat frondeur de la bataille électorale. Mais, au deuxième tour, le président sortant a accompli l'exploit d'apparaître comme l'homme en rupture de ban avec «le système politico-médiatique», qu'il a dénoncé à plusieurs reprises dans ses meetings, sous les applaudissements de ses sympathisants.
À deux jours de la fin, l'annonce par François Bayrou d'appeler à voter François Hollande lui a fourni une nouvelle justification: «La position de François Bayrou le remet dans le camp des politiciens, il rejoint le candidat du système», décrypte l'un de ses proches. Ce dernier considère que cela devrait accélérer «le report des voix de Le Pen vers Sarkozy». Face à François Hollande, «membre de la Cour des comptes», et «énarque», le président-candidat se veut donc avant tout l'outsider face à l'establishment et la pensée unique. La défection du candidat MoDem n'a pas surpris Nicolas Sarkozy. «Il n'en attendait rien. Il savait que Bayrou cherchait un prétexte pour se démarquer de lui, alors il a dénoncé la dérive droitière».
La vérité est sans doute un peu différente. Les proches de Sarkozy avaient nourri l'espoir d'une position plus neutre. Mais le choix final du leader centriste leur a permis d'écrire en caractères gras l'histoire d'un candidat, Nicolas Sarkozy, seul contre tous. Une histoire qui ressemble à ce qu'il est, et qui souvent plaît aux Français. C'est du moins ce qu'espèrent les amis du chef de l'État, chez ceux qui y croient encore.
Voici la pertinence de l'infos détaché de l'article :
Il lui a fallu batailler d'abord pour défendre un bilan. François Hollande l'avait affublé d'une jolie et méchante formule: «Grand prometteur, petit donneur.» Le président sortant ne lui a jamais répondu ce que certains lui avaient suggéré: «Grand commentateur, tout petit faiseur.» Car Sarkozy n'a jamais osé cogner sur le vrai point faible de François Hollande: un talent reconnu et apprécié des journalistes pour «commenter la vie politique dans des meetings souvent très drôles», certes, mais un cursus honorum particulièrement léger. «Il ne peut rien en dire, car on lui reprocherait de défendre un système clos. Cela voudrait dire qu'on ne pourrait pas donner sa chance à des hommes neufs», objectait l'un de ses conseillers.
Ici :
C'est pour cette raison que Nicolas Sarkozy s'est abstenu de toute attaque sur le «bilan» de François Hollande pendant le débat télévisé, se contentant de s'étonner que François Mitterrand ne lui ait «jamais confié la moindre responsabilité dans un gouvernement en dix ans».
Si c'est non pour Sako c'est double NON pour ce type hollande débile sans personnalité ni intégrité de surcroît fuyard...
Aussi qu'il n'attend pas pour donner une explication au sujet de la plainte contre lui voici :
http://patserge96.blogspot.fr/2012/04/plainte-contre-francois-hollande-et.html
L'histoire de France "scandales scandales scandales"