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Bonjour !
Cette année l’Assemblée qui se tient dans le cadre des festivités du Jour de l’Unité nationale, a pour thème « Langue russe et histoire de Russie ».
Renforcer et soutenir la langue russe en préservant les positions de celle-ci au niveau international : ce sont les priorités non seulement de l’Etat russe mais aussi des Russes de l’étranger. « La langue russe est un élément réunificateur du Monde Russe comptant plusieurs millions d’habitants » est convaincu Dmitri Medvedev.
« L’intérêt pour l’apprentissage de la langue russe ne cesse d’accroître même dans les pays où le russe a cédé ses positions. Aujourd’hui dans de nombreux pays la maîtrise de la langue russe, tout comme celle d’autres langues étrangères, donne un avantage compétitif considérable pour l’obtention d’un travail intéressant. L’économie fait renoncer à des directives politiques imposées. Ce n’est pas le hasard que le langue russe est l’une des langues les plus demandées à l’école et à l’université dans un nombre de pays étrangers ».
En effet, ces dernières années l’intérêt pour le russe a augmenté en grande partie grâce aux activités du Fonds « Le Monde Russe » qui est d’ailleurs l’initiateur et l’organisateur de l’Assemblée. Cependant, la position de la langue officielle de la Russie dans le monde est loin d’être acquise, a dit à La Voix de la Russie le représentant spécial du président russe pour la coopération culturelle internationale, Mikhaïl Chvydkoy.
« En dix ou quinze dernières années le nombre de russophones a diminué d’environ 50 millions. C’est une réalité objective liée à des processus géopolitiques complexes dont nous ne pouvons pas ne pas tenir compte. Mais aujourd’hui il est important de comprendre une autre chose : c’est que le russe est toujours la langue de communication entre les peuples et les Etats de tout l’espace postsoviétique ainsi que pour certains pays d’Europe de l’Est et d’Europe centrale. C’est pourquoi les sujets évoqués lors de l’Assemblée, sont extrêmement importants et constituent non un regard vers le passé mais un regard vers l’avenir ».
Cette année l’Assemblée du Monde Russe se tient alors qu’on ne cesse de discuter la problématique de la préservation de la langue russe non seulement parmi les Russes de l’étranger et sur l’espace postsoviétique mais aussi à l’intérieur de la Russie. Selon certains experts, la réforme du système éducatif russe, l’adoption du système de tests à l’école secondaire et d’autres changements ont fait que tous les ans il y a de moins en moins de ceux qui parlent la langue russe classique.
Andreï Foursenko, ancien ministre russe de l’Education devenu aujourd’hui assistant du président, a pourtant rappelé dans une interview à La Voix de la Russie que la langue russe n’était pas en train de perdre ses positions.
« Toute langue change qu’on le veuille ou pas. En Angleterre sans parler de l’Amérique, on ne parle plus depuis longtemps la langue de Shakespeare même si celle-ci était très belle. Aujourd’hui il nous faut avant tout penser à ce que, d’une part, la langue préserve sa capacité à se développer sans toutefois se simplifier, et d’autre part, qu’elle conserve ses particularités qui la distingue des autres et ce, non seuelement en ce qui concerne l’orthographe mais aussi le sens ».
Un autre problème lié, bien qu’indirectement, à la langue russe et aux Russes de l’étranger, est celui de la perpétuation de la mémoire historique. Les discussions sur ce problème étaient au cœur de l’Assemblée. L’écrivain russe Valentine Ossipov a explicité l’une des propositions visant à éviter la falsification de l’histoire.
« Puisque l’Occident donne des informations erronées sur notre histoire, il faut faire changer d’avis en s’appuyant sur les faits, les chiffres, les données statistiques. Je suis convaincu qu’il est aujourd’hui nécessaire de conjuguer les efforts de nos médias, maisons d’éditions, agences d’informations et autres organismes diffusant à l’étranger et de créer une commission avec pour mission de faire changer l’opinion des pays de l’Occident en utilisant pour cela la radio, la télévision, les journaux, les magazines, les voyages touristiques, etc. Je suis, par exemple, profondément blessé par la conviction de ce que ce sont les pays occidentaux qui ont fait la plus grande contribution à la victoire sur le fascisme ce qui fait oublier des millions de nos victimes à nous ».
L’année 2012 est l’Année de l’histoire de Russie. Les participants de l’Assemblée du Monde Russe se disent convaincus que l’avenir de la Russie mais aussi l’avenir du monde entier dépend de la lecture qu’on fait aujourd’hui de notre histoire
Lien : http://french.ruvr.ru/2012_11_04/93491377/
Chiron
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4.11.2012, 23:42
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Photo: RIA Novosti
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