Ce samedi, une marche de protestation, une de plus, pour faire entendre au pouvoir les revendications des jeunes et pour la liberté et pour les droits de l’homme. Pourquoi marcher ? Est-ce un artefact ? ou devons-nous prendre la décision de marcher sans s’arrêter ? Notre petit confort en tant qu’intellectuel qualifié à tort ou à raison d’organique, nous incite à préserver des « acquis » durement acquis et non volés. Pourtant, nous sommes en faute, nous n’avons pas su guider notre peuple ; nous avons une faillite morale pour n’avoir pas su dire « non ! », « basta ! » aux multiples dérives d’un système qui fait dans la « aççabya » un mode de gouvernance qui perpétue et fait de la Révolution un fonds de commerce qui lui permet de se fidéliser les organisations de masse en tout genre. Quand j’ai vu l’Unique nous ressortir les mêmes têtes avec des spectateurs qui pensent à autre chose, je me suis dit cela ne peut pas continuer pour le bien de ce pays, il faut réagir et dire « basta ! » à l’instrumentalisation. D’abord, du sacré où les prêches d’une rare platitude se disputent de semaine en semaine le comble de l’irrationalité. Ensuite l’instrumentalisation des valeurs de Novembre qui ne doivent pas passer de mode contrairement à tous les nihilistes qui croient trouver dans les chancelleries occidentales un sauveur contre les tenants actuels du pouvoir.
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Chiron