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Arrière Imposteurs!!! Arrière Bassesse!!! Arrière Minable!!!

Isis-alaitant-Horus.gif               Déesse Isis alaitant Horus .

 

En ce moment même si il pouvait y avoir une déesse ou un ésprit fort pour remettre de l' ordre et faire régné la justesse dans le monde .

Certain qui se permette de nous gouverné et qui se prennent pour des Dieux  sont complétement illuminés, trop loin des réalités incapables de faire des choses bien bonne et juste .  

Les temps changent, les rébellions dans le monde sont la manifestation de la prise de concsience mondiale des abus et de l' injustice, certain égoistes se pavanent dans les îles alors que les habitants meurent à deux pas .

Même les indiens Sioux  les Lakota véritable nom des Sioux déterrent la hache de guerre, ils revendiquent leurs droits, eux respectent la Terre et la nature .

Les visages pâles ont fait trop de mal à la Terre et au monde entier ...   



Un article prochainement sur les actions que j' ai réalisés, 1er Combat avec l' administration 1ère Victoire à 16ans c' est aussi ma 1ère deception de ces gens qui sont inutiles le mot est Juste ... 
  
Je remercie le directeur de la société de secours minière Monsieur Marchioni Alain pour le compliment qu' il m' a fait "mérité" à savoir "il en faut des éléments comme vous! ceci représente pour moi le meilleur des diplômes " la reconnaissance du mérite" .





à suivre ...  




                  Corinne Bizart








    

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Chers Amis, Chers Camarades,Tout le charme du Parti socialiste est d’applaudir, dans le même moment, celui qui nous dit qu’il faut reconnaître une bonne fois pour toute l’économie de marché et ne plus y revenir dans notre congrès et celui qui nous dit que nous devons éviter le retour vers l’homme de Cro-Magnon en luttant contre le capitalisme tel qu’il est.La rénovation a été regardée de manière narquoise –il est vrai que nous en parlons depuis tant d’années, depuis sans doute la création du Parti socialiste. Elle a été regardée de manière sceptique : qu’allait-il en sortir ? Quelle serait la forme des débats ? Quelles seraient les conclusions ? Toujours cette tentation, pour les socialistes, à douter d’eux-mêmes ! Nous avons commencé ce processus qui permettra de préparer notre congrès qui viendra après les élections municipales et cantonales. Ce processus se poursuivra bien au-delà du congrès, car nous n’en avons pas fini si nous voulons régler les grandes questions qui nous sont adressées.Celle d’abord de la mondialisation, du marché. Nous l’avons abordée aujourd’hui ; celle de l’avenir de la Nation : lorsqu’à Avignon, l’on s’est interrogé sur la pertinence de parler de la Nation quand le sujet –et il est encore d’actualité- était celui du pouvoir d’achat, il s’est produit une crise de la Nation à Villiers-le-bel. Nous sommes devant le défi du vivre ensemble dans notre société.Nous aurons à régler les questions de l’individu, de son émancipation, de son épanouissement, mais dans le cadre d’une société solidaire.Si nous affrontons correctement ces défis-là, si nous y apportons les réponses appropriées, alors, au-delà même de nos orientations, nous pourrons trouver les réponses concrètes pour les prochaines échéances si nous sommes conscients de notre identité et fiers de la porter.LE MARCHEIl est vrai qu’il existe un paradoxe : les socialistes ont toujours agi en économie de marché et ils l’ont plutôt bien gérée chaque fois qu’ils ont eu la responsabilité du pouvoir. Ils ont même fait en sorte d’élargir le champ du marché ; et ce fut notamment sous le premier septennat de François Mitterrand.Nous avons réussi dans cette économie de marché –et nous ne le disons jamais suffisamment- à obtenir de biens meilleurs résultats que la droite sur la croissance, sur les comptes publics, sur la compétitivité, sur le commerce extérieur. Ne nous laissons pas faire la leçon par la droite ou par les biens pensants sur la capacité qu’ont les socialistes à diriger l’économie française ou, en tout cas, à lui donner une orientation qui lui permet d’être plus productive et plus redistributive.Il y a ce paradoxe qui fait que, aussitôt revenus dans l’opposition, nous sommes interpellés. Alors, avez-vous accepté, une bonne fois, l’économie de marché vous, les socialistes ! Vous êtes pour ou contre l’économie de marché ? Vous êtes pour ! Vous vous êtes reniés ! Vous êtes contre ! Vous êtes des archaïques ! Pas facile… Alors, on dit que l’on est ni pour ni contre, on fait avec. Ce serait donc la synthèse ! Il faut la refuser. Dites que vous êtes pour l’économie de marché, mais que vous êtes des socialistes qui veulent agir dans l’économie de marché.Et, s’il y a parfois ce malaise, cette ambivalence, c’est parce que l’on confond les termes. L’économie de marché est là, nous la reconnaissons et nous savons qu’elle est sans doute la forme la plus efficace pour produire de la richesse. Mais nous ne la confondons pas avec le capitalisme lui-même et ses évolutions : capitalisme industriel, capitalisme financier et aujourd’hui capitalisme mondialisé. Nous ne confondons pas non plus l’économie de marché avec le libéralisme, c’est un piège !Nous sommes pour l’économie de marché ; nous avons un rapport critique au capitalisme et nous sommes contre le libéralisme économique. Voilà notre identité. Et s’il y a effectivement un aggiornamento à faire, c’est-à-dire une déclaration de principe à écrire, nous devons reconnaître l’économie de marché, le rapport critique au capitalisme et la volonté de combattre le libéralisme. Et, cet aggiornamento doit se faire par les textes et pas simplement par les faits. C’est pourquoi le travail que nous avons initié à travers ces forums de la rénovation est de marquer toutes les convergences qui sont apparues encore aujourd’hui, de les écrire (c’est la tâche de la commission présidée par Anne Hidalgo), de l’écrire dans la déclaration de principe qui devra être adoptée lors de notre prochain congrès. Et, en même temps, de pointer aussi les divergences, les contradictions, ce qui fait que nous ne sommes pas tous d’accord, même si nous sommes tous socialistes, et ce sont ces questions-là qui devront être délibérées à l’occasion de notre congrès et tranchées.Voilà le processus de rénovation que nous avons engagé : clarification, unité des socialistes autour d’une déclaration de principes et délibération collective sur ce qui nous sépare.Si le débat est revenu sur le marché, c’est que la mondialisation a changé le débat de nature.En changeant de taille, le marché a changé aussi de règles ou, plus exactement, il a perdu ses règles. Jusque-là, l’Etat Nation pouvait réguler l’économie de marché. L’Etat Nation pouvait maîtriser le capitalisme par la démocratie. L’Etat Nation pouvait fixer des limites à la domination de l’argent. Il se trouve qu’avec la mondialisation, nous sommes obligés à la coopération, obligés à l’internationalisation des politiques, obligés à la création d’une Europe forte, d’une Europe politique. Dans ces conditions-là, nous avons par rapport à la question du marché à changer de taille, de rôle et d’intervention. Mais, pour autant, nous ne perdons pas, dans l’Etat Nation, notre capacité à agir. Ce serait une erreur considérable de penser qu’au prétexte qu’il faut maintenant mondialiser les politiques, organiser l’Europe, il n’y aurait rien à faire, rien à penser dans le cadre de l’Etat Nation.TROIS CONVERGENCES SORTIES DE CE DEBAT1/ - Le capitalisme ne permet pas d’atteindre l’optimum économique, social et écologiqueNous sommes d’accord pour placer le socialisme dans un rapport critique au capitalisme.Le capitalisme est forcément organisé autour de la rentabilité immédiate, ce qui n’est pas la rentabilité sociale, ce qui n’est pas la rentabilité de long terme que nous devons donner à l’organisation de l’économie. Il ne permet pas non plus d’atteindre l’optimum social, car il crée des inégalités. Et il n’appartient pas non plus au capitalisme de régler ce qui fait, précisément, son mal premier : il porte nécessairement la crise. Il n’y a pas dans l’histoire du capitalisme de moments où il n’y ait pas eu des crises et des crises cycliques. Et le rôle que nous devons donner la politique dans ce rapport critique au capitalisme, c’est d’éviter les crises et de les dominer.Le capitalisme a toujours connu des crises, et encore récemment : crise immobilière, crise financière, les bulles spéculatives. C’est parce que le capitalisme produit de la crise qu’il faut un Etat et un service d’intérêt général, qu’il faut une régulation conçue dans l’Etat nation, à l’échelle européenne et à l’échelle mondiale.Nous sommes également au clair dans le rapport critique au capitalisme pour dire qu’il y a des domaines qui appartiennent pleinement au marché, qu’il y en a d’autres qui sont, en revanche, hors marché : que ce soit la santé, l’éducation, le vivant. Et qu’il y a des domaines où le marché et la puissance publique doivent former un compromis. C’est en ce sens qu’il faut éviter cette coupure simpliste entre ce qui est le marché et ce qui relève de l’Etat.Il y a le domaine propre du marché, le domaine propre de la puissance publique et le domaine où la régulation, l’intervention, la redistribution doivent exister. S’il y a un concept à retenir sur ce que nous voulons en matière d’économie avec le marché, avec le compromis, avec l’intervention de la puissance publique, c’est l’économie de besoins. Le rôle de l’économie, c’est de satisfaire les besoins. Tantôt c’est le marché qui permet d’arriver à cette satisfaction, tantôt c’est le bien public qui doit être la seule forme de réponse et, tantôt, c’est la régulation. L’idée étant, à chaque fois, de créer de la valeur pour l’ensemble de la société.2/ - La stratégie de croissanceLes socialistes sont pour la croissance ; une croissance durable, une croissance sociale, une croissance écologique. Ils sont pour la création de richesses. Nous devons pointer, là, que la droite a échoué sur le plan économique depuis cinq ans et sept mois. Nous avons aujourd’hui le plus faible niveau de croissance de toute la zone euro ; notre endettement public est celui qui progresse le plus de toute la zone euro ; le déficit de notre balance commerciale atteint 32 milliards d’euros en 2007, sans doute 35 en 2008 et ce ne sont pas les contrats commerciaux qu’annonce Nicolas Sarkozy –au mépris d’ailleurs des droits de l’Homme- qui feront que le commerce extérieur se trouvera équilibré en 2008.C’est trois maux essentiels : faible croissance, niveau élevé de l’endettement, dégradation de la compétitivité de l’économie française, témoignent qu’il n’y a pas eu de stratégie de croissance cohérente, voulue par la droite depuis 2002.Nous devons donc opposer une stratégie. C’est d’abord de redresser la compétitivité des entreprises. Le premier problème aujourd’hui, c’est la spécialisation industrielle, c’est la compétitivité des entreprises, c’est la qualité de notre commerce extérieur.Faudrait-il pour autant abandonner la politique de la demande ? Sûrement pas. Mais, s’il n’y a pas un appareil productif, s’il n’y a pas les services financiers efficaces, s’il n’y a pas des infrastructures qui nous donnent justement la garantie d’une croissance durable, nous ne pourrons pas satisfaire la demande comme nous le souhaitons.Notre premier enjeu, donc, c’est la compétitivité, l’efficacité des entreprises. Ce qui suppose une politique de la Recherche, une politique d’Education, une politique de qualification, une politique de l’environnement. Tout se tient.La stratégie de croissance est aussi une stratégie de redistribution. Ne laissons pas penser que la justice sociale serait un frein au développement et à la croissance.C’est un facteur de croissance : une meilleure consommation, une meilleure organisation du travail, une meilleure qualification des salariés, une plus juste rémunération du travail, une contrainte posée à la rémunération du capital… Tout cela permet d’élever le taux de croissance.La stratégie de croissance doit servir l’intérêt général. C’est en ce sens que le développement durable, l’environnement, les services publics sont une condition, un facteur de croissance.3/ - Le mode de développementLes socialistes portent une utopie ; c’est de considérer que l’évolution du monde, de la société doit forcément être portée par l’idée de progrès. C’est une belle utopie qui est, en plus, une grande réalité depuis que nous travaillons à changer la société.Certes, il y a aujourd’hui du chômage, un creusement des inégalités. Mais, l’Etat du monde, l’Etat de la France sont meilleurs qu’ils ne l’ont été il y a 20, 30 ou 50 ans. Il faut en terminer avec cette idée qu’il y aurait eu un « âge d’or », que le meilleur serait dans le passé ! Pour nous, socialistes, le meilleur c’est l’avenir, à condition que nous le construisions, que nous l’organisions.Le modèle de développement que nous devons porter, c’est une économie de marché écologique et sociale fondée sur la Recherche, l’éducation, la qualification, la connaissance, l’environnement. Fondée aussi sur une autre organisation des politiques : ce qui relève de l’Etat –il doit y avoir une politique industrielle-, ce qui relève aussi des acteurs locaux qui portent également des instruments de croissance et de développement.Le modèle de développement, c’est aussi une démocratie sociale reconnue et pas simplement une convocation des acteurs sociaux dans une conférence à l’Elysée. La démocratie sociale, ce sont des syndicats respectés, c’est le principe des accords majoritaires, c’est la représentation des syndicats en fonction de leur influence réelle dans le monde de l’entreprise, c’est un financement des organisations syndicales qui soit clair et transparent ; c’est aussi la lutte contre une répression patronale dans les entreprises. C’est aussi cela un mode de développement.Nous avons enfin à porter l’utopie qui est celle de l’égalité, de l’épanouissement, de l’accomplissement par un mode de développement.TROIS SUJETS DE DEBATIls devront être tranchés entre nous.1/- Ce qui relève du rôle de l’EtatPour certains, l’Etat ne devrait être qu’un régulateur, un organisateur, un facilitateur, même si nous partageons tous l’idée d’un Etat social, d’un Etat prévoyant.Certains d’entre nous voudraient un Etat plus distend, d’autres le voudraient plus présent. Certains disent qu’ils voudraient renvoyer sur les acteurs locaux l’essentiel de la politique industrielle ou de localisation des activités, comme il a été décentralisé les politiques de formation.Il y a aussi un débat entre nous sur le rôle de l’Etat dans la fiscalité. À la fois sur le niveau de la fiscalité pour financer les dépenses collectives, et sur la structure de cette fiscalité. Certains imaginent que c’est par la fiscalité de consommation, d’autres sur le capital, d’autres pensent qu’il faut changer même les modes de prélèvement. Ces sujets qui n’ont pas été abordés aujourd’hui devront être réglés à l’occasion de notre congrès.2/ - Libre-échange et idée de protectionJe ne crois pas qu’il y ait ici un seul socialiste qui considère que le libre-échange serait sans règles et sans principes le contexte dans lequel nous devrions inscrire notre action. Pas plus qu’il n’y a un seul socialiste qui pense qu’en élevant les barrières douanières, en établissant je ne sais quel protectionnisme, nous pourrions avoir une stratégie de croissance autonome. Mais, quand même ! Entre le libre-échange et le protectionnisme, il y a toutes les graduations de ce que doit être une politique commerciale extérieure.Il faut en débattre, mais sans caricature, sans faux-semblant. Et il faut en débattre avec nos amis socialistes européens, car c’est avec l’Europe que nous aurons à fixer les règles du jeu, les normes.Nous ne sommes pas loin –comme souvent- de la position d’équilibre. Il y a deux règles qui devraient pour nous être les conditions d’une politique de protection. C’est la règle du juste commerce pour que les inégalités de développement soient corrigées et que nous puissions, en même temps, garder, préserver nos spécialisations industrielles. La deuxième règle, c’est le travail décent.C’est d’ailleurs la norme que porte l’Organisation Internationale du Travail (OIT) : accepter l’échange autant qu’il est possible, mais ne jamais accepter que cet échange puisse être obtenu sur le travail des enfants ou sur l’exploitation de la misère, ou sur la sous-rémunération des hommes et des femmes qui y contribuent.Il y a aussi la question des fonds souverains. Là aussi, nous devons poser des règles. Jusqu’à quel point les Etats peuvent-ils constituer des fonds financiers qui leur permettent d’acheter les grandes entreprises du reste du monde ? Jusqu’à quel point pouvons-nous accepter à la fois l’ultra-libéralisme sur le plan de l’échange international et le souverainisme sur le plan de l’appropriation des moyens de production ?Nous avons donc à évoquer cette question de la limitation du rôle des fonds et, en même temps, ne faudrait-il pas que l’Etat en France, à travers des instruments financiers ou des organismes (caisse des dépôts notamment), constitue des fonds de capitaux qui permettent d’investir y compris dans notre appareil productif et au plan européen. Ces fonds seraient contrôlés démocratiquement par le Parlement, y associeraient réellement les partenaires sociaux car il existe aussi des fonds salariaux –notamment dans les pays scandinaves- qui permettent aux salariés et à leurs représentants de s’organiser dans le capitalisme pour s’approprier une part du capital productif.Il ne faudrait pas, là non plus, par une espèce de cécité considérer qu’il n’y aurait plus de place pour des fonds venant de l’Etat, de la puissance publique ou des partenaires sociaux pour s’approprier une part du capital productif. Il ne s’agit pas de revenir aux nationalisations. Il s’agit d’avoir des instruments financiers qui nous permettent d’être partie prenante de la politique industrielle et de l’intervention publique.3/ - Quel rôle conférons-nous à l’Europe ?Certains pensent que l’Europe en tant que marché, en tant qu’entité, est en soi un moyen de peser sur l’économie de marché et d’engager les régulations indispensables.D’autres pensent, au contraire, que l’Europe n’est qu’un cheval de Troie de la mondialisation et que loin d’ériger des normes, elle les sacrifie. Là aussi, gardons-nous des caricatures. L’Europe est forcément à la fois un marché et une régulation. Mais à quel niveau fixons-nous les curseurs ? Nous aurons de nouveau ce débat.Ce que je crois, néanmoins, c’est qu’il nous faut partir de ce qui nous unit. Nous sommes conscients que l’Europe est un levier indispensable dans la maîtrise du capitalisme et de l’économie de marché. À condition qu’il y ait un véritable gouvernement économique et à la condition que la Banque Centrale Européenne ait à rendre compte de ses interventions.CONCLUSIONNous avons, grâce à ce forum, avancé. Avancé sur des concepts difficiles, avancé pour être plus clairs vis-à-vis des Français, avancé pour être plus lucides sur nous-mêmes.Je crois au Parti socialiste et je ne suis pas le seul. Je crois que c’est le seul instrument politique possible pour permettre l’alternance dans notre pays. Je n’ai pas le patriotisme de parti au cœur –même si j’aime le Parti socialiste. Je vois bien que lorsqu’il est rallié, moqué, lorsque l’on veut atteindre ce qui fait notre identité, ce n’est pas pour servir la gauche.Cela n’empêche pas de renouveler tout ce qui doit l’être, à la fois nos modes de décisions, notre pensée et nos dirigeants. Faisons tous les changements possibles, mais n’oublions jamais que c’est le Parti socialiste qui permet, aujourd’hui, à la gauche d’être ce qu’elle est. C’est le PS qui permet de donner une espérance ; c’est le PS qui permet de donner une opposition forte à la politique gouvernementale.Je ne laisserai pas le Parti socialiste soumis à la moquerie, la caricature. Aujourd’hui, la France a besoin d’un grand Parti socialiste. Il nous appartient, mais aussi à nos électeurs qui n’en peuvent plus, qui s’inquiètent, qui s’interrogent.Nous sommes dans cette bataille qui doit être une bataille d’idée car on ne reconquiert rien, dans une société démocratique, sans idée. On doit être dans une bataille au jour le jour car, face à ce pouvoir qui ne renonce à rien, nous devons être une opposition forte, crédible, présente autant qu’il est possible. Nous devons être fiers de nous-mêmes.L’identité du Parti socialiste, c’est le changement, le changement par la réforme, c’est la réforme par le changement. C’est mettre le changement en mouvement, c’est l’organiser. C’est de faire en sorte que nul ne soit inquiet pour son avenir. C’est de faire en sorte que les transitions indispensables d’un monde à l’autre, d’une société à l’autre, soient organisées, préparées, facilitées par nous.Nous avons cette belle idée de progrès en partage. À nous de faire qu’elle redevienne une espérance commune. Sur le plan économique, nous devons assumer ce que nous sommes : pour la croissance, pour une économie de marché où l’Etat joue son rôle et où les besoins sont notre seule référence, pour une redistribution, pour un partage différent entre ce qui revient au capital et ce qui revient au travail. Nous sommes pour une redistribution efficace. Nous sommes pour un mode de développement durable qui permet effectivement de donner aux générations futures un monde meilleur. Nous sommes pour une société émancipatrice qui fait de l’individu un citoyen.Si nous sommes conscients que c’est cette politique que nous voulons, cette stratégie que nous voulons offrir au pays, cette doctrine que nous voulons proposer (économie de marché sociale et écologique), il faut les porter avec fierté et arrêter de nous excuser d’être trop réalistes pour les uns, trop idéalistes pour les autres, trop volontaristes pour certains, trop pragmatiques pour les autres, trop tièdes, trop timides, trop frileux… Trop tout.On ne sera jamais trop socialistes. On doit d’abord être socialistes. C’est en étant justement conscients de ce que nous portons, fiers de ce que nous pensons et capables d’offrir une alternance au pays que nous pourrons susciter la confiance.FRANÇOIS HOLLANDE
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Chers Amis, Chers Camarades, Ce moment est important pour nous. Après le cycle des élections du printemps dernier, les interrogations légitimes après une défaite, les attentes aussi qui sont portées sur nous dans les scrutins prochains de mars puis dans notre congrès. Les socialistes pourraient-ils, à l’occasion des élections municipales et cantonales, se mettre en bon ordre, faire des listes de rassemblement avec leurs partenaires de la gauche, faire une place à la diversité, tenir compte des exigences de la parité, faire en sorte que les différentes sensibilités de notre parti, elles-mêmes, se retrouvent sur nos listes ? Et voilà que vous venez de voter à l’unanimité ! Je ne vais pas bouder mon plaisir. Nous sommes rassemblés et il le fallait parce que les élections municipales et cantonales qui viennent sont un rendez-vous politique majeur. Un rendez-vous d’abord pour les Français. Les élections locales de mars sont des élections qui vont changer la vie quotidienne de nos concitoyens. Selon que nous aurons des succès, selon que la droite l’emportera, cela ne sera pas le même environnement pour vivre dans les villes concernées. Ce ne seront pas les mêmes politiques de logement, les mêmes politiques de transports, les mêmes politiques de solidarité, les mêmes politiques de petite enfance, les mêmes politiques d’aménagement du territoire. Le grand enjeu des élections municipales, pour nous, en direction des Français, c’est d’affirmer que nous pouvons être utiles dès à présent. Parce que si avec les 20 régions métropolitaines sur 22, sans oublier les régions de l’outre-mer, nous pouvons dans un très grand nombre de ville, dans une très grande majorité de départements agir, alors il n’y aura pas que la politique nationale –celle de Nicolas Sarkozy- qui fera sentir ses effets. Il y aura tout ce que nous entreprendrons sur nos territoires. Il ne faut pas laisser penser qu’il y aurait une sorte de division du travail politique : à la droite, la gestion de l’Etat et la majorité dans les Assemblées (Assemblée nationale et Sénat) et à la gauche, la gestion des territoires. Nous devons être ambitieux à tous les niveaux et ce que nous allons réengager à l’occasion de ces élections municipales nous permettra d’être exemplaires et de pouvoir gagner les élections nationales. Ce sera effectivement difficile d’agir avec des finances locales qui seront affaiblies, des transferts de compétences, des abandons de services publics, des cartes judiciaires, cartes hospitalières, cartes scolaires qui seront chamboulées. Ce ne sera donc pas facile d’agir pour ceux qui seront en responsabilité en notre nom. Mais, nous n’avons pas le choix. Nous ne sommes pas, comme d’autres, des spectateurs ; nous n’attendons pas la politique du pire ; nous n’attendons pas de ramasser la misère pour en faire commerce. Nous avons un devoir, parce que nous sommes socialistes, c’est d’être utiles à nos concitoyens partout où nous sommes en responsabilité. Le socialisme a d’abord été municipal avant d’être, finalement, capable de diriger les affaires du pays. Aujourd’hui, le socialisme doit être territorial. Il doit être aussi un socialisme qui puisse dans les territoires des politiques locales qui peuvent demain être des politiques nationales. Nous aurions dû d’ailleurs davantage valorisé tout ce que nous engageons dans les régions, dans les départements, dans les villes pour aider notre candidate, démontrant que ce qu’elle proposait était inspiré de nos politiques territoriales. C’est nous qui innovons, c’est nous qui trouvons des solutions politiques sur l’insertion, sur le développement économique, sur la Recherche, sur le financement des universités. C’est nous qui sommes à l’initiative dans les villes, les départements et les régions. C’est un rendez-vous donc majeur pour les Français. Ils sont attachés à ces scrutins territoriaux et la participation aux élections municipales peut être forte. Sera-t-elle aussi forte que pour la présidentielle ? Cela doit être notre objectif. Nous devons faire en sorte qu’il y ait la même mobilisation, le même engagement que ce que nous avons pu susciter à l’occasion de l’élection présidentielle. C’est également un rendez-vous majeur sur le thème du pouvoir d’achat. Nous avons voulu prendre en compte ce qui est aujourd’hui la première priorité des Français, ce qui a été aussi le premier engagement de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle. Il devait être le Président du pouvoir d’achat et des droits de l’Homme. Vous voyez le résultat ! Le pouvoir d’achat est sans droit et les droits de l’Homme ont perdu devant la possibilité d’acheter quelques contrats à tel ou tel dictateur de ce monde. Nous devons regarder les choses différemment. Nous devons dire que les élections municipales peuvent permettre d’améliorer le pouvoir d’achat des Français. Si nous faisons une politique de logement, si nous permettons d’avoir une récupération du foncier, si nous mettons à disposition des logements aussi bien pour le secteur privé que pour le secteur social, si nous avons une politique de transports publics, si nous sommes capables de fournir des services aussi bien pour la petite enfance que pour les familles, si nous sommes capables d’offrir des centres de loisirs aux enfants –et donc aux familles, nous pourrons donc alléger une part du fardeau provoqué, aujourd’hui, par la politique gouvernementale et qui pèse lourd sur le dos des familles. Nous devons donc affirmer la question du pouvoir d’achat pour dire que nous avons des propositions immédiates et concrètes. C’est un rendez-vous important pour la politique en France. Nicolas Sarkozy, vous l’avez compris, est candidat aux élections municipales dans chacune de vos villes. Il sera également candidat dans tous les cantons, dans tous les départements. Il en a fait promesse ; il a dit qu’il irait partout. Il pourra le faire d’ailleurs sans avoir son temps d’antenne compté dans le temps de la majorité ! Il aura même les préfets pour l’accompagner. Il sera le seul candidat de la droite –il n’a pas confiance dans les autres ; il n’a pas confiance dans son gouvernement –il est bien payé pour le savoir (bien payé est le mot d’ailleurs). Nous savons qu’il sera pleinement dans la campagne. Et l’on viendrait dire que les élections municipales et cantonales ne sont pas des scrutins nationaux ! C’est un scrutin politique ! Ce sont des scrutins nationaux ! Il ne nous appartient pas de dire que les élections municipales et cantonales sont un troisième tour présidentiel ; ce serait fallacieux. L’élection présidentielle a eu lieu, les législatives aussi.Mais, c’est un rendez-vous qui peut effectivement permettre de briser ce qu’est aujourd’hui la volonté de Nicolas Sarkozy : obtenir des élections municipales la confirmation des scrutins précédents pour poursuivre, amplifier, sa politique. C’est l’occasion pour beaucoup de ceux qui expriment une frustration, une colère, un mécontentement, de le dire. C’est aussi une façon de juger –à peine un an après le scrutin présidentiel- ce qu’est le système de Nicolas Sarkozy. C’est un système personnel qui n’est pas un système présidentiel où il est au cœur de tout, au sommet de tout, au début et à la fin de tout. Il est partout, il est sur tout, il est tout. C’est donc cela son système qui fait que, lorsqu’il parle de la réforme des institutions, ce n’est pas pour donner quelques responsabilités nouvelles au Parlement –même si tout progrès sera le bienvenu ; c’est pour lui permettre à lui de venir devant le Parlement –Assemblée nationale, Sénat- pour non pas simplement faire une déclaration annuelle, mais pour faire la promotion de sa politique. Il veut être celui qui dirige tout, qui régente tout. On dit que la Vè République a inscrit le pouvoir personnel, une espèce de monarchie constitutionnelle ; mais il y a des monarques qui ne gouvernent pas ! Lui, il veut être celui qui décide de tout. Encore récemment, c’est lui qui convoque ce qui reste du gouvernement pour prendre une décision, pour la faire ratifier. Son système est personnel jusqu’au point d’inviter qui il veut en France, par le fait du Prince ! Et la semaine que nous venons de passer a été terrible de ce point de vue –terrible pour lui d’ailleurs ! Il se trouve que l’invité en a pris à sa guise, il s’est senti chez lui. Étonnant spectacle d’un Chef d’Etat étranger, atteint d’une crise de surdité aigue quand la question des droits de l’Homme se pose, qui monnaye des contrats pour faire oublier ses exactions récentes, qui interpelle le Ministre des Affaires étrangères qui, lui-même, avait d’ailleurs considéré qu’il était pitoyable –c’est vous dire l’état de leurs relations- et qui, ensuite, fait le tour de nos propriétés. Il est allé au Louvre. Il voulait rencontrer la Joconde ; la malheureuse n’a rien pu faire, n’a rien pu dire. Je comprends mieux maintenant son sourire extatique ! Ensuite, il va à Versailles et l’on voit un dirigeant regarder le trône du roi avec envie. Puis il va à Rambouillet pour la chasse présidentielle ! Mais où était passé Nicolas Sarkozy ? Lui qui veut être partout ne le suivait pas ! Cette espèce de provocation, engagée par Kadhafi mais aussi par Sarkozy, a donné le spectacle désolant d’une France soumise pour des raisons commerciales à des impératifs qui ne sont pas ceux de la diplomatie telle que nous la voulons : une diplomatie d’équilibre, une diplomatie de la paix, une diplomatie de droits de l’Homme. Il faut donc être sévère avec le système personnel de Nicolas Sarkozy parce qu’il abîme la France. Pouvoir personnel, mais pouvoir irresponsable. Il avait fait des promesses. Il avait dit qu’il relancerait la croissance, qu’il irait même la chercher avec ses dents ! La croissance n’est pas au rendez-vous en cette fin d’année 2007, pas davantage en 2008 et il nous dit que ce sera peut-être en 2009 ! Et, quand on l’interroge sur le pouvoir d’achat, il répond qu’il n’a plus rien, qu’il a tout donné, qu’il fallait passer au mois de juillet ! Il y avait 15 milliards d’euros et il les a donnés au premier venu ! Ah ! mais le premier venu n’était pas n’importe lequel ! C’étaient les plus puissants, les plus riches ! Et voilà que pour tous les autres –et ils sont nombreux- il faudrait maintenant qu’ils se débrouillent tous seuls. Il leur donne même la leçon : vous voulez de l’argent ! Allez travailler, faites comme moi dit-il et vous serez peut-être récompensés ! Si bien sûr, vous avez un emploi, si cet emploi est à temps plein, s’il existe des jours RTT, si vous pouvez faire des heures supplémentaires, si votre patron vous y autorise. Madame Lagarde a même fait les comptes ! Si on est salarié d’une PME, que l’on est monoparental, que l’on a une prime à la CUV, qu’on a des jours RTT, que l’on fait des heures supplémentaires, que l’on travaille même « au noir »… Tout cela fait un treizième mois ! Pouvoir injuste : en juillet ont été distribués des chèques, des avantages, des exonérations de cotisations sociales pour plus de 15 milliards d’euros et au 1er janvier va s’appliquer la franchise médicale, la hausse du gaz –on nous dit 6%, ils feront peut-être 4 % et ils nous demanderont de les remercier !-, et l’exonération de la redevance télé. Là ils ont eu un acte généreux. Ce sera prolongé en 2008, uniquement la moitié. Voilà la politique qui est aujourd’hui appliquée : dure, rude pour la grande majorité de nos concitoyens –souvent les plus modestes ; avantageuse, accommodante, gracieuse à l’égard des plus puissants. C’est ce pouvoir-là, irresponsable, injuste, personnel, qu’il faut mettre en cause à l’occasion de ces élections. On nous interroge aussi de l’enjeu de ces élections pour le Parti socialiste et pour la gauche. Et avec raison car il n’y aura de redressement possible pour le Parti socialiste que si, dans les urnes, il démontre qu’il est la principale force dans notre pays, qu’il est le premier parti en France. C’est là l’enjeu. Certains voudraient que le Parti socialiste perde du côté du centre, du côté de la gauche –ou de la gauche de la gauche- pour ne plus être ce qu’il est. Le Parti socialiste doit faire la démonstration à l’occasion de ces élections municipales et cantonales qu’il est le passage, l’instrument, l’outil, l’espace qui permet à la gauche de pouvoir porter les aspirations de notre pays. Il n’y a pas d’autre démonstration. Ce ne sont pas les sondages qui indiquent une volonté. C’est à travers les urnes que l’on peut effacer les résultats précédents. Il n’y aura donc de renouvellement, de rénovation, de redressement de la gauche que si nous-mêmes nous en sommes dignes et si les électeurs nous donnent leur confiance. C’est le sens de la stratégie que je vous propose. Si nous voulons gagner les élections municipales et cantonales, il y a quatre conditions à remplir : 1/- Il faut porter un projet Nous ne sommes pas là pour recueillir simplement les fruits de la colère, du désenchantement ou de la contestation. Nous sommes là pour donner une espérance réelle, concrète, crédible. Et nous avons à travers le projet municipal que nous avons présenté cinq grands engagements. Comme nous l’avions fait à l’occasion des élections régionales de 2004, chacun fera sa campagne en fonction des spécificités de nos territoires, mais chacun aura aussi ces cinq engagements à cœur et au cœur. • La réussite scolaire pour tous : nous n’avons pas à remplacer le service public de l’éducation, nous avons à faire en sorte que l’accompagnement scolaire, le suivi des élèves puissent offrir une chance de plus à chacun de nos enfants. • Des territoires dynamiques et écologiques : nous sommes, comme élus locaux, confrontés au marché, à l’économie de marché et, quelques fois aux délocalisations ; nous avons donc pourtant à porter des impératifs de croissance, de développement. Et nous aurons à le faire dans nos villes, dans nos départements et avec les régions. Et nous avons aussi à être dans le développement durable. Nous prenons un engagement sur les transports en commun qui devront être, dans toutes les villes, avec l’appui des départements et des régions, une priorité. Nous ferons partout des « Agenda 21 ». • Le logement : un logement pour chacun ; l’application bien sûr des obligations de la loi ; nous veillerons, dans toute opération immobilière, à ce que les logements sociaux puissent y figurer. Nous ferons en sorte de récupérer du foncier ; nous aiderons partout à l’accession à la propriété. • La mise en place de nouvelles solidarités : notamment l’économie sociale et solidaire sur laquelle nous agissons déjà beaucoup au niveau des régions et des départements. • Une sécurité de proximité : elle doit comporter bien sûr le suivi d’une délinquance souvent précoce ; elle doit avoir des réseaux d’alerte, une capacité d’intervention en liaison avec la Police nationale. Mais, il faut faire en sorte de pouvoir prendre notre part à la sécurité, mais avec le souci constant de la prévention et de l’insertion. Voilà le projet. Il doit nous unir tous. Il doit être lisible, compréhensible, portant un progrès pour chacun. 2/ - Adoption des listes C’est donc la deuxième condition. Plus de 400 listes, Premier des socialistes, dans les villes de plus de 20 000 habitants. Nous venons de le faire à l’unanimité. Nous l’avons fait dans le respect de la place des femmes –même s’il y a encore beaucoup à faire, notamment sur les chefs de file. Nous en avons fait, en attendant, bien plus en 2001. Nous l’avons fait aussi en s’attachant à respecter la diversité. Quand on fait un progrès, quand on franchit une étape, quand on permet au Parti socialiste d’être meilleur qu’il n’a été –et sans doute le meilleur dans la vie politique française- on le dit. On l’affirme, on en est fier. On ne peut pas attirer les citoyens vers nous, si nous ne sommes pas respectueux de nous-mêmes et fiers de nous-mêmes. Nous avons fait un pas sur la question de la diversité et la marche ne s’arrêtera pas. La diversité n’est pas une obligation morale, ce n’est pas parce qu’il faut assurer l’égalité de tous. La diversité est atout, une chance pour gagner. Nous ne voulons pas l’assistance, la charité. Nous faisons ce que nous pensons sans doute être juste, mais aussi efficace. Il y avait des problèmes ; ils n’étaient pas simples. Alors, nous avons appliqué nos principes : quand il y a eu un vote militant, on respecte le vote militant. Quand il faut faire un effort supplémentaire, on fait un effort supplémentaire. Mais, en même temps, regardons les choses en face : les dirigeants du Parti socialiste sont-ils tous nés dans la circonscription où ils sont élus ? N’ont-ils pas été un jour parachuté dans une circonscription ? Le plus souvent et depuis longtemps. C’est la vie politique qui fait cela. Il ne faut jamais employer contre un adversaire l’argument « il n’est pas d’ici ». Car, finalement, nous sommes tous de France et les candidats de la diversité, eux, sont précisément d’ici. Nous faisons donc ce que nous avons à faire avec des principes qui ont toujours été les nôtres : pas de quota, pas de discrimination, mais simplement la citoyenneté pour tous et la présence sur nos listes pour tous. 3/ - Être en cohésion et en cohérence Si les socialistes, dans les prochains mois, ne comprennent pas qu’ils doivent être à la fois en cohérence sur les propositions, en solidarité par rapport à ce qu’est l’objectif et en fraternité par rapport aux comportements des uns par rapport aux autres, alors nous porterions le fardeau de ne pas avoir été capables de redresser la gauche à l’occasion de ces élections municipales et cantonales. C’est notre cohésion qui permettra le succès. On ne peut pas demander à être respectés si l’on ne se respecte pas soi-même. C’est à cet effort-là que je vous appelle. Nous aurons nos débats après : congrès, désignation pour d’autres candidatures plus prestigieuses encore… Mais, aujourd’hui, nous avons à assurer le socle, la base, la force du Parti socialiste. C’est la condition pour l’emporter. 4/ - Le rassemblement Le rassemblement de la gauche bien sûr. Que nous avait-on dit ? Il y aura des primaires partout ; on poursuivrait le PCF parce que l’on voudrait le dépasser partout. Nous avons à nous maîtriser à tous égards. Le PS doit occuper le plus large espace et, en même temps, il ne gagnera jamais seul. La gauche sera-t-elle toujours dans l’état où on la connaît, avec ses partis différents ? Je ne le crois pas. On franchira des étapes –dont celles des municipales qui seront importantes. On fédèrera, on restructurera tous ensemble pour former, un jour, une famille plus large, plus grande, que celle que nous formons à présent. Dans l’attente, il nous fallait aussi faire la place à nos partenaires. Nous avons des listes de rassemblement partout au premier tour ; quand nous ne l’avons pas fait au premier tour –je pense à nos amis Verts- nous le ferons au deuxième tour. Certains nous demandent ce que nous allons faire avec ceux qui ne sont pas encore avec nous. Mais lesquels ? Alors on nous parle du Modem. Je crois que ceux qui n’ont pas compris –il peut y en avoir- que le Modem ne veut pas s’associer avec nous ont besoin donc d’un rappel. A l’élection présidentielle, Ségolène a tout fait pour convaincre François Bayrou d’appeler à voter pour nous au second tour. Il ne l’a pas fait. Lors des élections législatives, certains imaginaient un accord de désistement avec le Modem. Il ne l’a pas demandé. Nous l’aurait-il demandé d’ailleurs que cela n’aurait valu que pour deux circonscriptions en France. Là encore, je n’ai été sollicité pour aucune discussion avec ce parti ! J’ai cru comprendre qu’il apportait son soutien à Alain Juppé ; ce qui pour nous n’est pas forcément facile à comprendre. Et partout, c’est encore avec la droite qu’il se situe. Je vais donc rappeler les règles qui font le rassemblement tel que nous l’imaginons pour les élections municipales comme pour les prochains scrutins. Pour venir avec nous, il faut accepter trois règles : il faut approuver le contrat que nous présentons dans chaque ville, chaque département, aux Français. Il faut accepter nos alliances, accepter nos alliés : la gauche, toute la gauche. Il faut être dans une opposition à la politique de Nicolas Sarkozy et non à Nicolas Sarkozy en particulier ; nous ne pratiquons pas le rapport personnel. À ces trois conditions, ceux qui veulent nous rejoindre sont les bienvenus à titre personnel. On nous dit que, à l’extrême gauche, certains voudraient venir avec nous. Je n’ai pas compris cela de la stratégie d’Olivier Besancenot : lui ne veut aucun rapport avec le Parti socialiste. C’est son droit. On nous dit que Lutte ouvrière nous approche ici ou là ; il faudra rappeler donc les trois règles que je viens d’évoquer, sans oublier la solidarité de gestion. Car il ne faut pas simplement être sur nos listes pour y être élu ; il faut approuver notre contrat, nos prochains budgets, nos alliés, la politique à l’égard de la droite. Soyons donc d’abord rassemblés à gauche ; nous verrons ensuite comment nous ouvrir au second tour sur les bases que je viens d’indiquer. CONCLUSION Notre journée a été une bonne journée de débats, de clarifications, de compréhension des problèmes que nous avons à affronter, mais aussi journée de mobilisation, de rassemblement, de cohésion. Je souhaite bonne chance à tous nos candidats. Nous ne sommes pas un Parti qui agrège, qui additionne des localités. Nous ne possédons aucune ville ; nous ne voulons conquérir aucun territoire. Les villes, les territoires, les départements appartiennent aux citoyens et à eux seuls. Nous ne sommes pas là pour imposer un autre système. Nous n’avons pas autant de stratégie que nous avons de villes, de départements. Nous sommes un Parti cohérent, uni, un parti qui est un ensemble, qui pense collectivement. Nous ne sommes pas non plus une addition de personnalités. Nous ne sommes pas simplement portés par la popularité des uns et des autres. Nous sommes, là encore, solidaires des anonymes, de ceux qui se battent dans des territoires où il y a peu d’espoir. Je veux m’adresser aussi à ceux qui partent au combat dans des territoires tout en sachant que ce sera difficile, des territoires que l’on appelle de mission, des territoires où la droite est forte. Il ne faut pas qu’ils se désespèrent ; il faut qu’ils se sentent portés par un grand mouvement, par une grande force –la nôtre. Il faut que ceux qui ont plus de chance, qui sont dans des territoires où les électeurs de gauche sont plus nombreux, apportent leur soutien aux autres. Je ne veux pas d’une fracture géographique telle qu’elle est apparue au soir de l’élection présidentielle et même durant les élections législatives. La moitié d’une France qui serait de gauche et l’autre de droite. Quand on est le Parti socialiste, on n’est pas un parti de bastions, mais un parti d’ambition pour l’ensemble de la Nation. Soyez un ensemble, travaillez en collectif, faites apparaître l’unité de campagne, la force du Parti socialiste. Je suis convaincu que si nous sommes nous-mêmes, et plus que nous-mêmes, nous aurons derrière nous, avec nous, une majorité de nos concitoyens. Ils s’inquiètent aujourd’hui, ils s’interrogent sur nous-mêmes. Ne les décevez pas. Soyez ce que vous êtes, et mieux que ce que nous avons été. Soyez des socialistes capables de donner de l’espérance. C’est comme ça que vous serez, peut-être, les meilleurs candidats et, demain, les meilleurs élus. FRANÇOIS HOLLANDE
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G
BONNEANNEEadieu 2007VIVE 2008best wishes meilleurs voeuxon te souhaite tout le bonheur que tu mérites et plein de bonnes chosesbisou pleingeo&jack
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