Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a rendu hommage au Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, en visite officielle à Téhéran, pour ses positions contre
le sionisme et son soutien au peuple palestinien, a affirmé l'agence de presse iranienne Fars.
"Votre position contre le sionisme a réjoui le cœur des peuples" lui a-t-il affirmé, estimant que " ses positions honorables avaient laissé des traces très positives au sein du monde islamique
et au niveau international".
" L'entité sioniste constitue une menace pour le monde entier. (…) Elle vise à imposer sa suprématie sur les autres états de la région, lorsque les circonstances le permettront. C'est
pour cela qu'elle ne veut y voir personne de puissant" a-t-il clamé.
La Turquie a condamné avec virulence l'offensive israélienne contre la Bande de Gaza, Plomb durci accusant l'entité sioniste de bombarder les zones civiles volontairement. Dernièrement,
elle a refusé la participation israélienne aux manœuvres militaires aériennes qui se font régulièrement sur son territoire en collaboration avec l'Otan. Elle a déclaré que ses relations
bilatérales avec Israël seraient affectées si ce pays ne mettait pas un terme à la "tragédie humanitaire" dans la bande de Gaza et ne renouait pas le dialogue avec les Palestiniens.
Le président iranien a également salué les positions d'Erdogan sur le nucléaire iranien.
"Sans aucun doute, s'il n'y a pas de justice, les problèmes ne seront pas réglés. Lorsqu'un régime illégal (Israël, ndlr) possède des armes nucléaires, personne ne peut empêcher un
autre pays de posséder l'énergie nucléaire à des fins pacifiques", a déclaré M. Ahmadinejad.
Dans un entretien au quotidien britannique The Guardian publié lundi, M. Erdogan a estimé que l'Iran était traité de façon injuste en ce qui concerne son programme nucléaire controversé et a
qualifié de "folie" l'hypothèse d'une frappe militaire sur ses infrastructures nucléaires. Il a réitéré sa conviction que le programme nucléaire de Téhéran était pacifique.
Selon le site de la présidence iranienne, M. Erdogan a déclaré que "ceux qui parlent de désarmement dans le monde doivent commencer par eux-mêmes".
M. Erdogan est arrivé à Téhéran lundi soir à la tête d'une délégation de 200 personnalités politiques, commerciales et économiques. Il doit également rencontrer le guide suprême de
la révolution l'ayatollah Sayed Ali Khamenei.
Cette visite est destinée à renforcer les relations bilatérales.
Les échanges commerciaux entre la Turquie et l'Iran se montent à environ 12 milliards de dollars par an et les deux pays cherchent à les augmenter à 20 milliards USD au cours des
deux prochaines années, selon l'agence Irna.