Vivre ou mourir : Le droit de choisir...


Créer le 15 novembre 2009 vers 14h "inspiration et grande question"

 

 

Récit d'une vie et de morts :

 

 

A suivre...

 

 

Auteure : Corinne Bizart




Sensations :

De vivre avec des morts 

De n'être ni vivante ni morte



 

 

Chiron



Il fait rembourser à 100% ses malades - Un médecin en résistance

Hippocrate contre la marchandisation de la santé

 

Olivier Bonnet Samedi 14 Novembre 2009



Il fait rembourser à 100% ses malades - Un médecin en résistance


Avec sa bonne tête de Père Noël, le docteur Didier Poupardin mène un combat exemplaire, à son échelle, en faveur de l’accès aux soins de tous. Et forcément, il encourt à ce titre des sanctions, en l’occurrence de la Caisse primaire d’assurance maladie du Val-de-. Son crime ? Placer toutes ses prescriptions à ses patients en Affection longue durée dans la case où elles sont remboursées à 100%. Or "A partir du moment où le malade est en Affection longue durée, son médecin doit utiliser un ordonnancier spécial où sont repertoriés et différenciés les médicaments liés à l’affection d’une part, et ceux qui sont sans rapports", précise le médecin-chef départemental de la CPAM, Jean-Louis Leroux. Tel est le règlement : les médicaments directement liés au combat contre l’Affection longue durée sont remboursés à 100%, pas les autres. "Pour moi, c’est une démarche volontaire, réplique notre Robin-des-soins, dans un entretien au NPA qui le soutient (comme le PS, le PCF, Attac, la CGT, la FSU, plus "des maires d’Ivry et de Vitry, celui, particulièrement élogieux à mon égard, d’un conseiller général du PCF", énumère-t-il). D’une part, il est impossible de découper les gens en tranches d’organes ou de fonctions qui seraient indépendantes. Les médicaments prescrits pour une maladie en ALD ont forcément des répercussions sur les autres parties du corps. D’autre part, une autre maladie que l’on ne soignerait pas aurait inévitablement des répercussions sur la maladie en ALD. Ce découpage est médicalement absurde." Et puis il y a la dimension économique : "se surajoute la constatation que nous faisons tous, que de nombreux patients renoncent aux médicaments prescrits dans la deuxième moitié de l’ordonnance bizone parce qu’ils jugent qu’ils sont moins importants et parce que sans mutuelle, ils ne peuvent pas les payer", précise Didier Poupardin au Parisien. Jusqu’à 39% des Français, d’après un sondage, renonceraient désormais aux soins pour motif financier. D’ici trois mois, le docteur saura si le directeur de la CPAM hippodécide de le poursuivre devant une "Commission des pénalités". Il ne fait pourtant que mettre en application directe le serment d’Hippocrate, que doivent jurer tous les médecins et qui proclame : "Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera"*. En vertu de ce principe, le praticien doit garantir que nul patient ne soit exclu des soins pour raison économique. "Or nous, professionnels de santé, nous veillons à ce que nos prescriptions soient suivies. C’est aussi pour cela que je prescris tous les médicaments dans la partie haute de l’ordonnance « bizone ». Depuis plus de dix ans", explique enfin "docteur Justice". Logique imparable : prescrire des médicaments de plus en plus mal remboursés revient à ignorer qu’une part grandissante des malades ne pourra se les offrir, donc ne se soignera pas, mettant ainsi en échec l’intervention du docteur qui vise à guérir. Si ce dernier veut s’assurer que ses patients recouvrent la santé - sa raison d’être -, il doit donc leur permettre de se soigner gratuitement ! Et renvoyons les courte-vues, qui objecteraient "mais on ne peut pas payer, c’est trop cher, on ne peut plus se le permettre", à la nécessaire mise-à-plat du financement de la Sécurité sociale, pour davantage mettre à contribution les entreprises, qui en ont les moyens, au lieu de toujours augmenter la pression sur les assurés (lire à ce sujet Sécu : l’eugénisme économique et Les charognards de la Sécu). Il s’agit d’une faillite organisée au bénéfice du secteur privé, qui salive sur le juteux marché de la santé. Quitte à laisser crever les pauvres. Mais tant qu’il restera des Didier Poupardin, la partie ne sera pas définitivement perdue. Le bandômot de la fin à l’Union des familles laïques (UFAL) : "Depuis plus d’un quart de siècle, nous vivons une croissance des inégalités sociales de santé dues aux franchises, aux dépassements d’honoraires, à la privatisation et à la marchandisation de la santé, à la diminution de l’offre de soins surtout dans les banlieues, les zones périurbaines et rurales, zones où la présence des couches populaires (ouvriers, employés) s’est accrue. Le gouvernement menace de continuer sa basse besogne : légalisation des dépassements d’honoraires, nouvelles franchises dans le PLFSS 2010, déremboursement de médicaments utiles, fiscalisation des indemnités journalières des accidents de travail, extension du délai de carence des indemnités-maladie à 4 jours, maintien de l’offre de soins dans les villes-centres et suppression de l’offre de soins pour la "France invisible" formée des couches populaires majoritaires dans notre pays. C’est pourquoi l’UFAL entend s’opposer à toute sanction contre un médecin qui fait ce qu’il peut pour soigner ses patients."

 

* Refuser les patients bénéficiant de la Couverture maladie universelle est à cet égard scandaleux !


http://www.plumedepresse.info/ http://www.plumedepresse.info/

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Commentaires
1.Posté par brigitte le 14/11/2009 16:46
Un bon exemple à suivre.
http://www.soueich.info
2.Posté par Marie- Thérèse le 14/11/2009 17:09
surtout que le fameux trou de la sécu ? ne serait-elle pas en exédant la sécu ? des chiffres

ont été avancés ,et pas par des rigolos ,ALORS OU PASSE L'ARGENT

La SANTE GRATUITE COMME AU VENEZUELA ,le Vénézuela ,pays du Tiers-Monde

comme nos MERDIAS ont l'abittude de nous le présenter , Ah !!!CHAVEZ LE DIABLE

qui n'est pas capable de copier le système de santé des USA ou Français ,quel

mauvais exemple ,CUBA ,VENEZUELA ;BOLIVIE

Lire l'article ici :
http://www.alterinfo.net/Il-fait-rembourser-a-100-ses-malades-Un-medecin-en-resistance_a39258.html


RÉSISTONS A L'INTOLÉRABLE : http://r-sistons.over-blog.com/


RÉSISTANCE ET DÉSOBÉISSANCE CIVILE!!!


TOUS ENSEMBLE POUR LE MEILLEUR FACE AU PIRE!!!






Chiron


Le Liban soutient la Résistance


Le Liban soutient la Résistance 

Moins d'une semaine après la formation du cabinet d'union nationale au Liban, le Président Michel Sleimane a tenu à rappeler que l'Article concernant le droit de la résistance figurera à l'agenda du nouveau gouvernement libanais. Evoquant ses bonnes relations et d'autres groupes politiques avec le Hezbollah, Michel Sleimane a ajouté la priorité du nouveau gouvernement libanais consiste avant tout à défendre le pays et à soutenir la résistance face aux menaces de l'ennemi sioniste; il s'agit donc thème qui seront en bonne place au menu de l'ordre du jour du nouveau gouvernement. Le Président libanais a précisé : il va de droit du Liban de libérer ses territoires dont les fermes de Chebaa, la partie libanaise du village Ghajar et les hauteurs de Kafar Chouba, de l'occupation israélienne. A ce propos, Walid Joumblatt, leader druze libanais et chef du parti socialiste progressiste , PSP, tout en se déclarant content de la formation du gouvernement d'union nationale a émis l'espoir qu'en incluant la résistance en tant que principe, à l'ordre du jour du gouvernement, les menaces sécuritaires à l'encontre du Liban notamment celles des sionistes soient réduites au minimum. Selon Joumblatt, le texte de l'ordre du travail de l'ancien gouvernement doit être la base de celui du nouveau gouvernement, avant de préciser que les principaux appuis du peuple libanais pour la restitution des régions occupées sont l'armée et la résistance. Le Leader du PSP a souligné que les résolutions onusiennes n'a apporté rien pour le Liban et la communauté mondiale n'a pas réussi d'après ces résolutions à restituer au Liban même la partie nord du village Ghajar avant d'indiquer : il y a un consensus sur le fait qu'il ne faut pas s'en prendre à la résistance pour que les régions occupées et notamment les fermes Chebaa soient libérées. Le cheikh Naïm Qassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah en soutenant le nouveau gouvernement libanais et en déclarant ce mouvement prêt à coopérer avec lui, a souligné que les récentes menaces des autorités politiques et militaires du régime sioniste contre le Liban étaient vaines et Israël sortirait encore vaincu de toute guerre contre le Hezbollah. Le cheikh Naïm Qassem a condamné les récents agissements militaires du régime usurpateur près des frontières libanaises et les menaces de autorités de ce régime contre le Liban et de marteler que le soutien du nouveau gouvernement et le peuple libanais à la résistance est le facteur le plus important de sa victoire contre tout aventurisme de l'ennemi sioniste. Tout en mettant l'accent sur le maintien de la résistance, le député libanais Hossein Moussavi a précisé que la résistance est la seule voie pour assurer la force censée contrer l'ennemi sioniste dans la région. Moussavi a ajouté que la voie du Jihad, du martyr et de la résistance se poursuivra pour que le Liban reste sain et sauf des métastases du tumeur cancérogène qu'est Israël. Il a salué la formation du gouvernement d'union nationale avant de rappeler que la résistance avait employé toute sa capacité pour la formation de ce gouvernement.

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LE GRAND SOIR :


Contrôle social et conformisme en Démocratie : la désobéissance civile deviendrait un devoir.

Samuel Métairie
Depuis que la société est organisée de façon à ce qu’un maigre panel de gouvernant(e)s gère les affaires publiques de la nation, c’est-à-dire depuis que le pouvoir politique a consolidé la centralisation des pôles de décisions, l’individu lambda ne bénéficie pas du poids considérable qu’il pourrait avoir en tant qu’entité physique libre et autonome.

Pouvoir-domination-autorité et conformisme annihilent la liberté

Si l’Histoire de l’être humain s’étale sur 3,5 millions d’années, son aliénation voulue par ceux qu’on nomme aujourd’hui la classe dominante des scélérats capitalistes est une affaire récente. Une broutille sur l’échelle du temps. Des historiens, sociologues et les politologues font remonter l’apparition des relations de pouvoir, de prestige social, d’autorité et de commandement à l’époque où les populations se sont sédentarisées (1). Et surtout, lorsque certains ont commencé à s’élever au dessus des masses pour dominer ceux qui n’ont pas pu/su s’adapter, ou tout simplement ceux qui se sont laissés assujettir. En fait, l’organisation oligarchique des sociétés avec un petit nombre de politiques qui gouvernent pour le grand capital marchand, divinisé, pendant que le reste de sa population n’a qu’à appliquer leur codes (sinon c’est la prison ou l’amende) et ramasser les miettes, tout ceci est un phénomène récent sur l’échelle du temps. Dix, quinze, vingt, trente siècles ne sont qu’une seconde ou deux dans vingt quatre heures par rapport à l’histoire de l’Humanité (pas de mauvais jeu de mot s’il vous plait !). Je ne veux pas dans cet article rentrer dans le débat à quand fixer la date de naissance du pouvoir politique, car il relève d’une étude historique et sociologique que je ne peux réaliser, et ce serait comme descendre une falaise en rappel sans avoir noué ses cordes, que de se lancer dans cette réflexion. Mais il me semble que l’on ne peut pas dans un article parler du conformisme ni de la très nécessaire désobéissance à certains codes institutionnels sans parler des relations de pouvoir, celles-là même qui justement poussent l’individu à marcher droit devant, à se courber devant l’autorité par peur de la sanction. Or qu’est ce qu’une relation de pouvoir justement ? Pour le sociologue Jean William Lapierre, le pouvoir politique, c’est « la combinaison variable de relations de commandement-obéissance (autorité) et de domination-soumission (puissance) par lesquelles s’effectue cette régulation. Les relations d’autorité impliquent un accord entre ceux qui commandent et ceux qui obéissent, donc une exécution consentie des décisions. Les relations de domination impliquent un recours à la coercition, donc une exécution forcée des décisions. » Il y a donc relation de pouvoir entre A et B, si A obtient de B ce que B n’aurait pas fait sans l’intervention de A. Cette notion de pouvoir est partout entre les individus, elle n’est pas l’apanage de la classe dirigeante, mais peut s’exerce entre deux individus lambda. Les rapports de domination sont donc partout, et il est même difficile de ne pas tirer de la satisfaction d’être en position supérieure à notre interlocuteur. La satisfaction d’avoir obtenu ce que l’on souhaite.

De nos jours, l’on n’a de cesse de nous vendre la démocratie comme le meilleur des produits politiques, alors que de tous les systèmes qui ont été imposés à l’humain, jamais la soumission, la domination et l’inégalité n’ont été abolies. Et pour cause, pour régner, qu’il soit démocratique ou dictatorial, le pouvoir doit mentir, diviser, exploiter, (démocraties) piller, coloniser, voire assassiner (dictatures). Pire, le libéralisme bourgeois débordant d’arrogance vante la liberté de l’homme riche au mépris du pauvre, et accroit donc les inégalités comme jamais, ce en imposant une société de l’individualisme, du fidèle respect des règles hiérarchiques. C’est donc encore plus sournois, puisque l’aspect autoritaire du système est plus ou moins caché derrière l’impression de liberté politique démocratique. On nous dit que si l’État légifère, c’est pour la sauvegarde des libertés individuelles. Ah, sacrée liberté ! Même N. Sarkozy vante les mérites de la liberté. Enfin, de la sienne surtout. S’il y a une chose en démocratie qui est aux antipodes de la liberté, c’est bien la contrainte de la norme qui induit un comportement conforme à la règle fixée par l’autorité, n’en déplaise à Montesquieu qui affirme qu’être libre, c’est faire tout ce que permet la loi. En effet, la liberté nous dit-on, le détestable Xavier Bertrand nous le rappelais gentiment il y a peu, s’arrête là où commence celle des autres. C’est tout ce qu’on peut faire d’un bout à l’autre de la corde. Sauf que le consentement nécessaire au dominant pour faire appliquer la règle, et la réaction de conformisme du dominé qui suit de la contrainte, peuvent contribuer à réduire la longueur de cette corde. Qui plus est, c’est la même autorité qui en détermine la longueur...Dire que la démocratie représentative amène la liberté est donc un peu comme affirmer qu’un lion dans sa cage est libre…ou que l’OTAN est une force garante de la paix.

La loi, expression de la volonté générale ?

La vision marxiste du droit précise que ce droit n’est qu’une superstructure au service des dominants contre les dominés pour représenter les intérêts de la classe dirigeante capitaliste. Outre le fait que le droit soit fait pour être détourné, et que la judiciarisation de notre société nous impose la surveillance et un contrôle sur l’individu toujours plus grand. Outre le fait qu’un pauvre sera toujours moins bien défendu qu’un riche, et qu’un justiciable haut placé ou qui connaît le juge s’en sortira mieux qu’un autre, nous sommes en théorie tous contraints d’agir conformément à la loi. Devoir d’obéir bêtement et sans réfléchir, sinon c’est la tape sur les doigts et au portefeuille. En fait, la philosophie marxiste du droit n’a hélas toujours pas pris la poussière du temps qui passe, et est donc plus que jamais d’actualité. En effet, personne ici n’échappe aux juridictions et à la norme juridique, tous doivent se conformer aux règles coercitives, générales et impersonnelles. Ce n’est pas un mal, me direz-vous, car cela nous permet de vivre en sécurité, d’être protégés contre d’éventuelles agressions en tous genres qui pourraient survenir. Le danger du conformisme survient lorsqu’il n’est plus possible de prendre du recul par rapport à la norme, et que l’on devient obligé d’appliquer les codes que nous n’avons pas décidé ou voté. Par exemple, on peut consentir à payer des impôts à l’administration, s’ils sont réellement destinés à assurer une répartition des richesses aux plus démunis, mais ces impôts deviennent illégitimes lorsqu’ils sont destinés à financer les guerres décidées pour satisfaire aux intérêts de la classe gouvernante, ou s’ils sont destinés à accélérer le processus de fuite des capitaux publics vers les marchés financiers. Beaucoup de travailleurs passent trente ans dans la même entreprise, à critiquer le patron, se prostituent aux objectifs de la direction, mais continuent pourtant d’obéir aux ordres, par peur de l’avenir.

L’être humain est-il réellement gouvernable ? Lorsque certains prennent le pouvoir pour dominer les autres, c’est peut-être parce que l’humain veut commander, et non obéir. De la même manière, le dominé se plaint de sa situation d’infériorité, bien souvent peut-être parce qu’il aimerait être à la place de celui qui a autorité sur lui. Ou bien est-ce par habitude d’être soumis à l’autorité en permanence qu’il se résout à appliquer les ordres de l’État, de la bureaucratie, de la hiérarchie, enfin, de ces lois générales, censées s’appliquer à tous ? Ainsi, dans une société où la loi n’est plus la résultante de l’intérêt général (l’a-t-elle déjà été ?), mais celui d’une classe de la population qui exerce son autorité par son statut, comment s’affranchir de certaines normes juridiques et sociales pour être libre ? La société civile doit-elle accomplir des actes de désobéissance pour s’émanciper et jouer pleinement son rôle sociétal ? Au contraire, devons nous appliquer à la lettre les lois, même celles qui aliènent notre vie individuelle ? C’est une réflexion qui ne trouvera pas réponse dans un article de quelques paragraphes, il faudrait donc la longueur d’un essai ou d’un livre pour développer pleinement cette question. Toujours est-il que ces premières interrogations mènent à une question : la désobéissance devient-elle un devoir quand une classe politique impose une société de la surveillance et du contrôle, et quand cette société bascule de plus en plus vers un régime de démocratie autoritaire ? Premier élément de réponse dont vous avez sans doute deviné mon point de vue, toutes les dictatures se sont installées parce que cette société civile avait laissé faire, s’était laissée berner par l’endoctrinement des relations publiques. Si personne ne s’insurge contre la propagande en fédérant les actions, tout est possible, et un seul berger mène le troupeau de moutons. Je vais loin, mais la frontière entre notre démocratie bourgeoise et la dictature autoritaire est floue : dans les deux, il y a trop de réglementation juridique, de normes, de tabous, et peu de place faite à la révolte ou aux actions collectives face à l’arbitraire des ces règles.

Norme juridique, norme sociale

Afin d’éviter toute confusion du lecteur autour du concept du respect de la norme, du conformisme, il faut préciser de quel type de norme je parle. Toute norme désigne des règles que l’on doit adopter, mais celles-ci ne sont pas uniquement politiques. Dans l’imbuvable jargon des juristes, la norme désigne la loi, la règle par excellence que tout justiciable est censé respecter, sous peine de poursuites. Ce sont les normes formelles, dont l’administration veille au respect. La sociologie a élargi la notion de norme à toute la sphère sociale, ainsi, elle livre une analyse plus complète. Je préfère donc traiter du conformisme par rapport aux normes sociales, plus larges que la simple norme juridique. En parallèle aux lois, existent des normes sociales, tacites auxquelles l’individu doit se conformer s’il veut être intégré dans un groupe social donné. Ces normes sociales sont dites informelles, car elles traduisent les valeurs, les mœurs, la morale sociale, et non pas les lois du gouvernement. Mais la frontière est alambiquée, car le social est intimement lié au politique. Si aujourd’hui, une norme est transgressée, comme aller nu dans le rue, fumer dans une église, télécharger de la musique, ou porter le voile à l’école pour une fille, etc, l’individu sera aussi sec stigmatisé voir puni par le groupe social environnant, ou l’autorité policière, et qui appliqueront sur lui un contrôle social. Ce contrôle social est la majeure partie du temps exercé par l’autorité étatique pour replacer le comportement déviant dans la norme : il est absolument sûr que si je me promène nu dans la rue en pleine journée, d’une, tout le monde me regardera par étonnement ou par effroi de ce tableau peu commun, et de deux, je risque de subir une interpellation par la police pour trouble à l’ordre public (notion qui a le dos large). De la même manière, je risque une amende si on me surprend à fumer dans n’importe quel lieu public, parc, bar ou gare SNCF, alors que cela était encore autorisé il y a deux ans. Voyez d’ailleurs la stupidité des lois : dans un parc, fumer est un acte dérangeant pour autrui, donc pénalisant, mais cela ne l’est pas à dix centimètres de l’autre côté de la barrière…Bref, une déviance (non respect de la norme) aujourd’hui peut-être une norme demain et inversement, tout dépend de l’évolution de la société. Fumer du cannabis, ou le mariage homosexuel, sont d’autant des actes illégaux aujourd’hui, qui ne font de mal à personne, et qui seront peut-être légalisés à l’avenir (ce n’est pas demain la vieille !) Mon but n’est pas de faire un exposé théorique sur le concept de norme, je n’ai pas cette prétention sociologique. En revanche, il est possible de montrer, dans cette société sclérosée par sa règlementation bureaucratique et son individualisme presque pathologique, qu’il est nécessaire d’accomplir des actes de désobéissance, civile ou individuelle.

La désobéissance civile non violente : un devoir citoyen du XXIème siècle ?

Dans cette Europe de l’individualisme poussé à son paroxysme par la logique capitaliste, où chacun a peur de l’autre, du moins ne s’en soucie guère et fonce tête baissée droit devant ; et dans une époque où la démocratie française plonge lentement dans l’autoritarisme, voici un exemple de politique qui mériterait une désobéissance organisée. Là où un gouvernement se permet de durcir l’immigration, d’expulser de son territoire les enfants de ceux qui sont venus reconstruire l’économie d’après guerre, au mépris de toute considération humaniste, il devient nécessaire de désobéir. Pour ne pas cautionner un retour du pétainisme, dont on sait les dangerosités. Depuis deux ans, sous le prétexte qu’on ne peut « accueillir toute la misère du monde », et qu’il faut limiter l’immigration, celle que les pouvoirs publics ont eux-mêmes générée en continuant de piller l’Afrique postcoloniale, la politique des quotas fait rage. Ces milliers d’étrangers dits sans papiers, qui se font entasser dans les centres de rétention, attendant leur « procès » et leur reconduite aux frontières, n’ont commis de « crime » que celui d’avoir fui la misère ou la guerre, espérant à tort vivre de meilleurs jours ici. Quel crime impardonnable, vraiment !…Tout cela s’opère en toute impunité, sous les yeux de tous, indignés, dépités mais incapables que nous sommes de peser du poids pour empêcher ce processus qui flirte avec le programme du FN, caché derrière un gerbant faux débat sur l’identité nationale. Je me souviens, suite à une émission sur France Inter de Daniel Mermet, avoir même entendu que pour accélérer le processus des reconduites à la frontière en 2007, les forces de l’ordre se posaient devant les écoles pour y choper les parents d’élèves. Que l’on pouvait « trouver » des enfants dans les centres de rétention administratifs…alors que c’est illégal, à ma connaissance d’emprisonner des mineurs. Que l’on parle de juifs traqués en 1940, ou d’immigrés sans papiers aujourd’hui revêt la même stigmatisation : rendus médiatiquement à l’état de simple parasite, bestiole à écraser. Aujourd’hui lundi 2 novembre 2009, j’apprends en survolant « google actu », que ce processus va devenir une priorité européenne. Le PDG de l’entreprise « République Française », suite à une campagne de lobbying, se félicite de la prochaine alliance avec le Royaume-Uni et Berlusconi pour affréter des charters communs et faire ainsi la chasse à l’immigré sur toute l’Europe. On dirait que ceux qui croient encore à l’Union Européenne comme institution des droits de l’homme, de la liberté et de la prospérité économique, vont vite déchanter ou plutôt, je l’espère grandement. Toutes les conventions juridiques interdisent la reconduite à la frontière pour des ressortissants dont le pays est en guerre. Que fait la France ? Faisant fi du droit d’asile (protégé pourtant dans la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, dont la France est signataire), elle expulse des immigrés afghans dans un pays en guerre où elle envoie ses soldats combattre un terrorisme que les puissances occidentales ont-elles-mêmes exacerbé. C’est en cela qu’héberger, cacher une personne en situation irrégulière et qui est traquée par la police et victime de la politique ahurissante des quotas annuels, constitue un acte de désobéissance civile osé et risqué, mais nécessaire. Beaucoup le font, mais si j’héberge cette personne pour lui éviter ce genre de procédure administrative, je risque une sanction pour ma solidarité.

Déjà avant 1789, les penseurs politiques des Lumières et ceux qui les ont précédés réfléchissaient sur les meilleurs régimes pour que le peuple puisse vivre librement. Certains d’entre eux ont émis l’hypothèse que dans une démocratie, vu que la souveraineté appartient au peuple, il serait normal que celui-ci puisse demander au gouvernement de lui rendre des comptes lorsqu’une loi est contraire à l’intérêt général. Pour Voltaire, le citoyen vertueux était celui qui s’insurge quand le pouvoir devient arbitraire. Montesquieu, disait que le peuple n’est pas assez instruit pour participer à la vie politique. C’est uniquement donc pour cela, qu’il se choisit des représentants, mais que les lois doivent être fidèles aux intérêts populaires. Ainsi en suivant ce raisonnement, et appliqué à notre époque, cela voudrait dire que nos représentants actuels doivent être soucieux de nos intérêts...au lieu des leurs. Plus, maintenant que le taux d’alphabétisation avoisine les 100%, qu’on ne peut pas dire du peuple qu’il n’est pas instruit assez pour s’occuper des affaires publiques, cette démocratie représentative n’aurait donc plus lieu d’exister ? Qu’il faudrait troquer cette démocratie représentative contre un système plus participatif, ou la voix de la société civile compte directement dans les décisions et où elle choisit ses propres lois ? Je le pense. Quoi qu’il en soit, la désobéissance civile, ou désobéissance individuelle, devraient être replacées dans un contexte de résistance face à l’arbitraire si elle est exercée pacifiquement. Au lieu de cela, le microcosme politico-médiatique la confond (volontairement ?) depuis bien longtemps en faisant passer les désobéissants pour des anarchistes qui refusent purement et simplement la loi et l’autorité…Si contester et/ou désobéir à des lois autoritaires (pardon du pléonasme) qui oppriment ceux qui m’entourent (famille, groupe social, communauté, société, monde) c’est être anarchiste, alors je veux bien l’être.

Samuel Métairie


http://sam-articles.over-blog.com


1-J-C RUANO BORBALAN, Le pouvoir, Des rapports individuels aux relations internationales, 2002.


URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Controle-social-et-conformisme-en-Democratie-la-desobeissance-civile-deviendrait-un-devoir.html



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LE GRAND SOIR



Le documentaire "Torture made in USA" visible en ligne

 

 

BREVES
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le documentaire "Torture made in USA" visible en ligne

Vient d’être mis en ligne le documentaire "Torture made in USA" de Marie-Monique Robin soutenu par Amnesty International

Il est accessible gratuitement en streaming sur Mediapart.fr pendant deux mois. Allez le visionner, réagissez sur le site participatif et transmettez l’info à votre entourage !

Pour voir le film :

http://www.mediapart.fr/contenu/torture-made-usa-une-enquete-exclusive

Pour participer au débat : http://www.mediapart.fr/club/edition/torture-made-usa

« Torture made in USA », le nouveau documentaire d’investigation de Marie-Monique Robin, coproduit par Galaxie Presse et le CFRT, sera lancé le 19 octobre sur le site d’information Mediapart.fr. Cette diffusion en accès libre pendant deux mois – une première sur le web, a été rendue possible par Mediapart avec le soutien de l’ACAT-France, Amnesty International et Human Rights Watch.

Alors que Barack Obama vient d’être récompensé du prix Nobel de la paix, les représentants de l’administration Bush peuvent-ils être poursuivis pour « crimes de guerre » ? C’est à cette question, ouvertement débattue aux Etats-Unis depuis quelques mois, que tente de répondre « Torture made in USA ».

Ce documentaire s’appuie sur des interviews exclusives de grands témoins, tels que le Général Sanchez, ancien chef des forces de la coalition en Irak ou encore Michel Scheuer, concepteur du programme des détentions secrètes de la CIA, et des archives inédites d’auditions parlementaires. Le film décortique la machine qui a conduit la « plus grande démocratie du monde » à légitimer et utiliser massivement et systématiquement la torture à Guantanamo et en Irak notamment.

Le programme de torture a néanmoins généré des résistances au sein du département d’Etat, mais aussi chez les chefs militaires, attachés aux conventions de Genève, et opposés à cette « conspiration criminelle ».

Depuis plus d’un an, malgré sa pertinence éditoriale et les encouragements, « Torture made in USA » n’a pas trouvé sa place sur le petit écran. Aujourd’hui, grâce à Internet, cette remarquable enquête ne restera pas dans les tiroirs. Elle trouvera son premier public sur le web. Une page spéciale du site de Mediapart sera consacrée au film et renverra sur une page « participative » où les internautes pourront échanger et débattre à partir du 19 octobre.

Pour participer au débat : http://www.mediapart.fr/club/edition/torture-made-usa



L'article ici :

http://www.legrandsoir.info/+le-documentaire-Torture-made-in-USA-visible-en-ligne+.html

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